Mode :

Des bouteilles plastiques pour vous habiller cet hiver

Alors que la mode est au shopping compulsif, mauvais pour le porte-monnaie et la planète, la marque écolo Amaboomi prend le contrepied de la tendance en proposant des produits durables et 100% recyclés.

©Amaboomi
©Amaboomi

Amaboomi vient de l’association d’ « ammà » et « bùmi » qui signifient respectivement mère et terre en langue Tamoul du sud de l’Inde. Un clin d’œil de ses deux fondateurs, Olivia Claude et Xavier Lagorce, à leurs années vécues dans cette région.

Fondée en 2011, la marque se construit sur la volonté de protéger l’environnement, mais aussi de contrer la mode du « fast fashion », soit des vêtements peu chers mais de qualité médiocre. Ainsi nait la première collection d’Amaboomi en 2013, avec des vêtements confortables et longue durée, entièrement créés à partir de fibres textiles ou de bouteilles en plastique recyclé.

Mais la marque ne s’arrête pas là. Dans l’idée d’une production 100% écologique, elle prête également attention aux fournisseurs (certifiés), aux transports des matériaux, aux emballages utilisés, jusqu’aux chutes de tissus des vêtements confectionnés qui seront réutilisées. Résultat ? Près de 300 000 bouteilles en plastiques ont été recyclées en deux ans.

Le procédé du recyclage des bouteilles ©Amaboomi
Le procédé du recyclage des bouteilles ©Amaboomi

Un combat contre les déchets plastifiés

Outre la fabrication de vêtements, Amaboomi s’est également ouvert aux financements de projets pour la protection de l’environnement, en créant un fonds de dotation, dans lequel 5% des bénéfices de chaque vente sont reversés. Ainsi, en 2011, Amaboomi Recycling Community signe son premier partenariat avec l’OSL (Ocean Scientific Logistic), afin de contribuer au financement de l’expédition 7ème continent, menée par Patrick Deixonne, son président. Organisée dans le but de sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de la pollution plastique des océans, la mission a débuté dans le Pacifique nord en 2013 à la rencontre de la « Grande plaque de déchets du Pacifique ».

Les résultats sont sans appel, selon Patrick Deixonne : cette pollution est sournoise puisque difficilement visible. En effet, le plastique, décomposé, s’est accumulé sous la pression des courants sous la forme de particules. Ainsi, l’impact réalisé sur les océans est compliqué à mesurer.

En tant que partenaire financier, Amaboomi s’est aussi chargé de concevoir les tenues des skippers participant à l’expédition mais aussi des produits dérivés destinés au grand public. Pour plus d’informations sur le 7ème continent, n’hésitez-pas à écouter notre interview de Patrick Deixonne ici

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.