Livre :

Des astuces pour survivre en pleine nature

Même si nos villes s’apparentent souvent à des jungles, nous autres citadins ne serions pas forcément aptes à survivre, livrés à nous mêmes, face à la nature. C’est ce que François Couplan, ethnobotaniste de profession, a voulu changer avec son « Guide de la survie douce en pleine nature » aux éditions Larousse. À Néoplanète, on sait que vous avez une âme d’explorateur. On a donc décidé de vous faire un petit condensé des étapes clés de la « sur-vie » comme l’appelle l’auteur.

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S’orienter sans boussole et sans carte

Avant de commencer, sachez que votre meilleur allié lors de vos aventures reste une bonne préparation. Et qui dit bonne préparation, dit une carte et une boussole dans votre sac à dos. Néanmoins, ces dernières peuvent s’avérer inutilisables en cas de conditions climatiques exécrables. Il est donc possible de s’orienter sans, en tous cas approximativement, en indiquant le Nord par exemple.

  • Avec une montre :

Exit la montre digitale, il faut une montre à aiguille et du soleil. Ensuite, « dirigez la petite aiguille vers le soleil. Le sud est donné par la bissectrice de l’angle formé par la petite aiguille et 1h si vous êtes en heure d’hiver ou 2h en heure d’été. » De plus, « si le soleil est caché mais qu’une ombre est encore visible, placez une allumette à la pointe de la petite aiguille, et tournez la montre jusqu’à ce que l’ombre coïncide avec la petite aiguille. »

  • Avec un bâton :

Si vous n’avez pas de montre, rassurez vous, tout n’est pas perdu. Il va simplement falloir vous armer de patience. « Fichez un bâton dans le sol et, dans la matinée, notez sur le sol le sommet de l’ombre qu’il projette. Tracez un cercle ayant pour centre le bâton et pour rayon la longueur de son ombre. Dans l’après-midi, notez le point où le sommet du bâton recoupe le cercle. Joignez les deux point. » La ligne tracée vous indiquera la direction est-ouest, le nord étant à la perpendiculaire de cette ligne.

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François Couplan, ethnobotaniste

 

Les gestes du quotidien

 Choisir de vivre en pleine nature implique aussi de s’atteler aux gestes du quotidien et de notre vie confortable, à savoir : se laver le corps et les dents, faire sa vaisselle, ses besoins, ou laver son linge. La nature offre un tas de possibilités pour réaliser toutes ses tâches qui vous feront oublier toute sensation d’inconfort.

  • Faire sa toilette :

Contrairement à ce que l’on peut croire, vivre dans la nature vous permettra de moins vous laver qu’en ville. « Il s’agira davantage de transpiration et de poussière de terre que des résidus de pollutions urbaines qui peuvent donner l’impression de se salir dès que l’on sort dans la rue – et le rebord des fenêtres le confirme. » Plongez donc dès que possible dans l’eau, cela vous nettoiera et vous revigorera. Et n’oubliez pas : « le savon est généralement inutile, mais s’il vous en faut, préférez le savon de Marseille aux savonnettes parfumées. »

  •  Se laver les dents :

Lorsque vous vous retrouvez sans brosse à dents, n’oubliez pas que vous pouvez toujours vous frotter les gencives avec le doigt et les rincez à l’eau salée. Vous pourrez également improviser une brosse à dents en écrasant l’extrémité d’une branchette. Mais François Couplan nous apprend également à préparer un dentifrice écolo, cela « consiste à délayer à la consistance désirée de l’argile très pure avec un peu d’eau, puis d’y ajouter du sel, ainsi que quelques gouttes d’essence de menthe, de thym ou de romarin, et de bien mélanger le tout. »

  • L’appel de la nature :

« Effectuez l’opération loin de toute source ou cours d’eau, et loin du campement bien sûr. Creusez un trou dans la mesure du possible ou, en tout cas, recouvrez avec de la terre et des pierres. » Il est intéressant de remarquer que les occidentaux sont les seuls à utiliser le papier plutôt que l’eau pour s’essuyer. Mais maintenant que vous êtes dans la nature, préférez l’eau au papier, cela vous évitera de laisser trainer des morceaux qui dérangent la nature et les futurs promeneurs.

  • Faire la vaisselle :

Vous n’échapperez pas à la corvée de vaisselle. Quand l’heure viendra, rendez vous au bord d’un ruisseau et arrachez un touffe d’herbe qui vous servira de « gratton à vaisselle » pour nettoyer vos gamelles. « La terre dégraisse, et les petits cailloux frottent efficacement le fond. » La nature pense à tout et mettra notamment à votre disposition des prêles, « idéales pour récurer la vaisselle, car leurs tiges contiennent de la silice qui les rend finement rugueuses. Leur nom anglais est d’ailleurs scouring rush, littéralement, jonc à récurer. »

  •  Laver son linge :

Inutile d’utiliser du savon ou tout autre polluant, la cendre fera très bien l’affaire, une méthode qu’utilisaient nos ancêtres. « La terre et l’eau nettoient bien aussi. » Et pas la peine d’attendre que tout cela sèche, « votre lessive pourra sécher sur votre sac à dos, pendant la marche, ce qui est à la fois pratique… et décoratif. »

9782035898449_h430On vous invite vivement à lire ce livre de François Couplan, pour découvrir comment se nourrir, se désaltérer, faire du feu pour cuisiner et se réchauffer, où dormir la nuit,… Bref, se débrouiller et vivre en pleine nature afin que cette expérience devienne un véritable moment de plaisir et de satisfaction. Vous apprendrez également comment faire de la musique, pour les plus mélomanes d’entre vous, mais surtout le moyen de faire rentrer la nature chez soi au quotidien. Un luxe par les temps qui courent. Bonne balade !

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.