On sent bon sous les bras… en polluant moins !

credit unileverSujet « bonne odeur » aujourd’hui avec les beaux jours, on parle de … déodorants ! A qui on reproche toujours de propulser du gaz dans l’atmosphère !

ENV 24 06

Version écrite de la chronique, collaboration Nathalie Cayzac

Un marché énorme on s’en doute ! 4.1 milliards de déodorants sont vendus chaque année dans le monde dont 80% d’aérosols. Et le groupe Unilever avec ses marques Rexona, Dove et Monsavon en vend à lui seul la moitié ! On peut donc saluer son initiative de produits compressés : des déodorants plus petits (donc moins de recyclage) avec deux fois moins de gaz (merci pour la planète) d’où 25% de réduction de l’empreinte carbone !.

Il existe des déodorants qui n’utilise pas de gaz

Oui, l’aérosol Oé fonctionne « à l’air pur » c’est-à-dire que c’est de l’air qui propulse les actifs et non de l’isobutane comme dans la majorité des aérosols; là aussi une initiative intéressante et en plus top écolo !

Que contient un déodorant ?

Des agents antimicrobiens qui limitent la multiplication des bactéries responsables des mauvaises odeurs. Des neutralisateurs d’odeurs comme les sels de zinc qui « piègent » les composants malodorants. Et puis des absorbeurs d’humidité, qui sont des poudres, comme le talc ou la perlite. Mais il y a aussi des ingrédients qu’il faut surveiller comme l’alcool qui peut dessécher et irriter la peau. C’est le cas notamment dans les sprays. Quant aux parfums et huiles essentielles ils sont potentiellement allergisants, et à éviter en cas de peau sensible. D’ailleurs de nombreux déodorants précisent maintenant sur leur packaging sans paraben, sans alcool et sans parfum…
Quant aux déodorants qui font polémique, il s’agit de déodorants dits « antiperspirants » qui contiennent des sels d’aluminium : ceux-ci régulent l’écoulement de la sueur afin de limiter la transpiration. Malgré les accusations régulières, aucune étude sérieuse n’a jusqu’à présent prouvé leur toxicité. Les seuls déodorants sans aucuns sels d’aluminium sont les déodorants bio. On dit d’eux qu’ils sont moins efficaces qu’un déo classique… Encore faut-il essayer, non ?

La chronique « Quelle Époque Éthique » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée mardi 24  juin 2014 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Quelle Époque Éthique », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.