Delphine Wespiser : « Etre Miss France me permet d’officialiser mes combats pour les animaux. »

Cette année, c’est Miss Alsace qui a été choisie comme Miss France. A la suite de son élection, Delphine Wespiser, 19 ans, s’est d’emblée engagée pour la cause animale, appelant à lutter contre la maltraitance ou l’abandon des animaux. Qu’a-t-elle mis en place depuis son couronnement ? Rencontre.

Comment est née votre envie de protéger les animaux ? 
Etant petite, j’allais récupérer toutes les limaces du jardin avant que mon père ne tonde le gazon pour qu’elles ne meurent pas ! J’allais aussi très souvent à la ferme de mon grand père où j’étais entourée de lapins, de poules, et de chiens… On m’a inculqué le respect des êtres vivants. Et puis, j’ai aussi du attendre jusqu’à mes 7 ans pour avoir mon chien, Paypper, donc je l’ai désiré pendant longtemps !

 

Vous mettez en avant votre désir d’aider les animaux. Comment cela se concrétise-t-il ? En quoi votre statut de Miss France vous aidera-t-il ?
J’ai décidé de devenir végétarienne très jeune. Aujourd’hui, être Miss France me permet d’officialiser mes petits combats d’autrefois : je suis l’heureuse marraine de l’association IFAW qui lutte pour que la cohabitation entre les hommes et les animaux soit plus sereine. Beaucoup d’associations me font d’ailleurs des dons pour que je les utilise dans mes projets. L’un d’entre eux se fera avec le Samu Social de Paris dont la directrice m’a fait part d’une idée : créer un chenil pour les chiens de SDF. La plupart des personnes vivant dans la rue sont accompagnées d’un ami à quatre pattes qui est généralement le seul lien qui leur reste. Souvent, les SDF n’acceptent pas d’aller se faire soigner parce qu’il n’y pas d’endroit prévu pour leurs chiens. Je pense donc utiliser les dons que je reçois pour réaliser un de mes rêves : créer un endroit pour le bien être animal.

Vous évoquez le IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) dont vous êtes devenue marraine fin janvier. Pourquoi avoir choisi cet organisme ?
J’ai décidé de me battre auprès d’IFAW car c’est une association très réactive et dynamique qui traite les problèmes à la base : elle crée des moyens d’enseigner le respect des animaux aux enfants. Ce sont eux, les générations futures, qui pourront tout changer ! Il faut les sensibiliser.

De nos jours, qu’est-ce qui vous choque le plus en matière de  mal-être animal ?
Les horreurs infligées aux animaux de compagnie ! Les gens sont de plus en plus éduqués et normalement civilisés, et pourtant si vous saviez. Les bureaux juridique des associations de protection animale débordent de dossiers et d’affaires macabres …

Néoplanète est très sensible à la thématique de la fourrure. Qu’en pensez-vous ?
Je suis absolument contre la fourrure et c’est vrai que dans un milieu de mode, il est très difficile d’imposer cette idée. A mon niveau, c’est par les réseaux sociaux que j’essaye d’agir. Sur mon Twitter (@WespiserD), j’ai par exemple posté une affiche disant « FOURRURE SIGNE EXTERIEUR DE CRUAUTE » et ça a fait son effet !

Vous êtes investie dans d’autres bonnes oeuvres : le don du sang, avec La caravane de la vie, l’aide aux personnes âgées avec l’Apamad (Association pour l’accompagnement et le maintien à domicile) et la défense des langues régionales, comme l’Alsacien. Depuis quand ?

J’ai toujours aimé le contact et l’ambiance de solidarité dans les associations et c’est donc tout naturellement que je me suis rapprochée de celles qui défendent les mêmes valeurs que moi. En Alsace, nous avons des projets pour l’année prochaine avec la Caravane de la vie et l’Apamad. Cette année, je me consacre à mon amour des animaux car mon planning est très chargé et que je ne pourrai pas tout gérer en 2012.

Comprenez-vous les gens qui pensent que l’élection de Miss France véhicule une image de la femme « objet » uniquement jugée sur son physique ?
Les femmes d’aujourd’hui sont libres et ambitieuses, dans leur vie professionnelle et personnelle. Elles se doivent de mener leur vie comme elles l’entendent ! Concernant Miss France, je pense que le concours ne véhicule en aucun cas l’image de femme objet, au contraire ! La preuve : j’ai été élue grâce à mon discours.

 

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