Déforestation : on y bois plus clair

Holzstaemme-Google« Si un arbre tombe dans une forêt sans personne aux alentours pour l’entendre, celui-ci fait-il du bruit » ? Cette question est dorénavant obsolète grâce à un site web permettant d’observer en temps réel l’évolution des forêts du monde entier.

Récemment lancé par Google et l’Université du Maryland, Global Forest Watch est un atlas interactif illustrant la progression de la déforestation, de la coupe illégale d’arbres, ainsi que des efforts de conservation et des espaces protégés au cours de ces 14 dernières années.

Cette carte, regroupant aujourd’hui des centaines de millions d’images satellite, a d’abord été construite à partir des « quelque » 650 000 clichés du satellite Landsat, qui depuis une quinzaine d’années passe au crible chaque parcelle de la Terre avec une précision remarquable, puisqu’un pixel de ses photos équivaut à un bout de terrain de 10m2.

FRIM_canopy-GoogleLe but de cette initiative, outre le fait d’informer le public sur le taux alarmant de la déforestation dans le monde, est de faire de cet atlas un outil de communication grâce auquel les utilisateurs pourront poster leurs récits et alerter les autorités de toute activité illégale. Donc si une plantation de palmiers à huile empiète progressivement sur une parcelle boisée, les locaux pourront émettre ou recevoir une alerte. Ceci permettra par ailleurs aux grands groupes alimentaires et cosmétiques, et donc aux gros consommateurs d’huile de palme, de mieux surveiller la provenance des produits qu’ils achètent.

Un triste rappel : selon les données récoltées par Google et l’Université du Maryland, 2,3 millions de km2 ont disparu entre 2000 et 2012, soit l’équivalent de 50 terrains de football chaque minute depuis 12 ans.

http://www.globalforestwatch.org/map

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.