Le défenseur des baleines Paul Watson se réfugie en France

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Le « fugitif » Paul Watson, qui se trouvait aux Etats Unis depuis octobre dernier, est en France depuis le début du mois. Le fondateur de l’ONG Sea Shepherd est en effet toujours recherché par le Costa Rica suite à une opération menée en 2002 dans les eaux guatémaltèques contre le braconnage des requins. Ce qui ne l’empêche pas de continuer le combat pour la protection des océans ! 

Pour rappel, le Costa-Rica avait engagé en 2012 des poursuites contre le militant canadien pour « mise en danger de la vie d’autrui » et demandé son extradition : il aurait empêché dix ans auparavant une opération de pêche illégale de requins par des Costaricains. Une fois interpellé à Francfort, relâché puis assigné à résidence, Paul Watson avait fui l’Allemagne pour se réfugier en haute mer pendant une quinzaine de mois.

Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France/Suisse, crédit photo Emilie VilleneuveNéoplanète avait alors rencontré Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France/Suisse, qui nous expliquait les origines et les raisons de cette affaire. Réécoutez son interview enregistrée au Festival de Cannes (05’40) :

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Aujourd’hui, Paul Watson, qui ne figure pas sur le fichier des personnes recherchées en France, est chez nous.  « Paul Watson est arrivé en France sans encombre et il ne pouvait pas en être autrement. En effet les procédures dont il fait l’objet sont dénuées de tout fondement juridique et factuel » selon les propos de son avocat, Maître William Bourdon, rapportés sur le site de Sea Shepherd.

Dès les premiers jours de son arrivée, il a rencontré Nicolas Hulot qui n’a pas manqué de souligner son admiration pour l’écologiste : « Avec Diane Fossey et Raoni, Paul Watson est de ces grands héros de l’écologie dont l’Histoire se souviendra ». Ils ont échangé notamment sur les problématiques liées au réchauffement climatique et à la protection des océans.

Paul Watson a aussi revu Brigitte Bardot qui l’accueilli dans sa maison de La Garrigue dans le Var. Ils se sont rencontrés la première fois en 1977 (date de la création de Sea Shepherd pour mettre fin à la chasse à la baleine) sur la banquise canadienne, lors de leur mobilisation contre les massacres des bébés phoques, un combat qu’ils n’ont pas cesser de mener.

soutien-Watson-Paris-300x200« J’ai ouvert ma porte et mon cœur à Paul Watson mais c’est la France, patrie des Droits de l’Homme, qui doit défendre sa liberté d’action, a déclaré Brigitte Bardot. J’aimerais que ma légion d’honneur soit remise au “capitaine de mon cœur” pour symboliser la reconnaissance de mon pays envers un homme d’exception ». La militante pour les droit des animaux demande dans un communiqué que la diplomatie française intervienne auprès du Costa Rica « pour l’abandon des procédures ridicules et malhonnêtes contre Paul ».

En attendant, le Capitaine Watson s’est déclaré très heureux de retrouver notre pays : « J’ai toujours adoré la France, j’y ai de nombreux amis. Je me réjouis d’y passer quelques temps pour y travailler à l’écriture de mes prochains livres et pour apporter ma contribution au débat sur le réchauffement climatique et la protection des océans »

Paul Watson a obtenu le prix Jules Verne, son auteur préféré, pour son engagement en faveur des océans. Un lien supplémentaire avec la France, souligne l’ONG Sea Shepherd

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.