Livre :

A la découverte de la vie amoureuse des animaux !

Les humains ne sont pas les seuls à s’embrasser. Il existe des couples homosexuels chez certaines espèces. Des vers marins font des combats de pénis. L’ouvrage de la journaliste et éthologue Fleur Daugey et de l’illustratrice Nathalie Desforges, La vie amoureuse des animaux, est nourri d’anecdotes insolites, drôles et parfois terribles. Il porte un regard nouveau sur la richesse de la vie animale et les différentes pratiques amoureuses.

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© Nathalie DESFORGES

La vie amoureuse des animaux, publiée aux édifions Actes Sud Junior, illustre avec beaucoup de fantaisie les coutumes amoureuses d’un large panel d’espèces et cherche à mettre fin aux idées reçues que nous avons sur la sexualité et qui nourrissent nos préjugés.

Quelques exemples incongrus piochés dans cet ouvrage :

  • Plutôt musclés ou attentionnés ? Ce n’est pas toujours les plus bagarreurs qui ont toutes les femelles. Lorsqu’il y a des combats entre mâles, les cailles japonaises choisissent en premier les perdants. Moins agressifs, ils sont plus gentils avec elles. Contrairement aux femelles kangourous qui ont un faible pour les gros muscles.
  • Les câlins et les bisous ne sont pas réservés aux humains. Les singes se câlinent, se font des bisous et les bonobos s’embrassent même avec la langue ! Les baleines se caressent avec leurs nageoires. Les élans frottent leurs nez l’un contre l’autre. Toute cette tendresse leur procure du plaisir mais ressert aussi les liens sociaux.
  • Mais la sexualité animale n’est pas toujours associée à des moments de tendresse. Les femelles topi, des antilopes africaines, ne sont fécondes qu’un seul jour dans l’année. Pour mettre toutes les chances de leur côté, elles harcèlent les mâles pour qu’ils les montent. Durant cette journée elle peuvent s’accoupler avec une douzaine de partenaires et certains s’écroulent d’épuisement.
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© Nathalie DESFORGES

 

  • Chez les bonellies vertes, des vers marins, l’expression vivre à deux a une toute autre définition que pour les humains. Le mâle, minuscule, pénètre dans la femelle qui mesure plus d’un mètre, par sa trompe. Il se fixe ensuite dans son organe génital. Il est protégé, nourri et il paye son loyer en fécondant régulièrement les œufs.
  • Les mandrills mâles savent comment en mettre plein les yeux aux femelles. Plus ils sont colorés, plus ces singes plaisent. Pommettes bleues, nez et lèvres rouges, barbe jaune mais aussi des fesses bleues bordées de rose, un véritable arc-en-ciel de séduction.
  • Le goût du risque, les pygargues à têtes blanches connaissent bien. Ces oiseaux des États-Unis renforcent leur couple en frôlant la mort, serre dans la serre. Ils tombent en chute libre et ne se séparent qu’au dernier moment, juste avant de s’écraser, pour remonter dans les airs.
  • Les fleurs : un moyen de séduction indémodable. Le mérion splendide offre des pétales roses à sa compagne. Le rose contraste avec les plumes bleues de cet oiseau australien ce qui le met en valeur. Et ce cadeau particulier finit de séduire la femelle.
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Sylvie Nadin

Après un master en sciences de l'atmosphère et de l'océan, Sylvie débute une formation en journalisme. La science doit être accessible à tout le monde et pas qu'aux scientifiques ! Face aux problèmes environnementaux actuels, elle s'engage personnellement dans la voie de l'écologie. Souvent pessimiste, elle croit tout de même qu'un avenir radieux est possible, si on se donne la peine de le construire.