Déchets nucléaires en France : les vrais chiffres !

– 2 500 kg de déchets industriels par habitant sont produits, chaque année, dans notre pays. Parmi eux, 100 kg sont classés toxiques et 2 kg sont des déchets nucléaires, dont 100 g à vie longue et 10 g à haute activité.

– Le retraitement des déchets nucléaires représente l’essentiel de ce qui sort des réacteurs. Sur 500 kg de déchets nucléaires, 480 kg sont conservés. Ils alimentent les stocks dits stratégiques ou sont retraités. C’est le cas de l’uranium enrichi (475 kg) et du plutonium (5 kg) qui se transforme en MOX. Les 20 kg restants sont des déchets à haute activité qui sont entreposés à La Hague. C’est aussi là-bas qu’est stocké l’ensemble des déchets à vie longue et/ou à haute activité. Depuis le début du nucléaire civil en France, il y a trente-quatre ans, le total de ces déchets tient dans un gymnase.

– Par vie longue, on entend des déchets qui mettent au moins trente ans à perdre la moitié de leur activité. Et combien de temps pour l’autre moitié ? Sans doute des siècles. C’est le cas notamment du césium 137. En revanche, l’iode n’entre pas dans cette catégorie : elle perd chaque semaine 50 % de son activité. Celle qui s’est échappée de la centrale de Fukushima aura complètement cessé d’être active dans deux à trois mois.

– À terme, les déchets à vie longue seront enterrés, conformément à la loi du 28 juin 2006. Le site sera choisi en 2015, probablement à proximité de Bure, dans la Meuse, où un laboratoire a été installé. Le stockage devrait débuter avant 2025. Jusqu’à aujourd’hui, aucun problème sanitaire lié aux déchets nucléaires n’a été observé en France.

Article extrait de NEOPLANETE 21 spécial recyclage

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Grand spécialiste des questions d’environnement, Jean Louis Caffier est journaliste consultant sur LCI, président de l'association "Climat-Energie-Humanité-Médias" et co-fondateur avec Jean-Marc Jancovici des "Entretiens de Combloux".