Débat : faut-il interdire les montreurs d’ours ?

Frédéric Chesneau, dresseur d’ours (et autres animaux pour le cinéma, etc.) et cogérant de la compagnie Atchaka www.atchaka.com. Il participera à la Fête de la Forêt de Sénart.

Frédéric Chesneau, dresseur d’ours« Je travaille avec des ours qui sont captifs depuis 5 générations, ils ne connaissent pas la vie sauvage. Ils ne sauraient même pas se débrouiller dans ce milieu. C’est une différence majeure ! La connerie de départ a été de retenir des animaux en captivité. Ce n’est pas leur place, je suis d’accord. Mais je ne suis pas responsable des X générations d’humains avant moi qui se sont mis à les capturer. Entre un avenir dans un zoo, où l’animal tourne en rond dans le même enclos, et des activités ludiques de temps en temps, qu’est-ce qui  est le mieux ?

Je me bats contre ceux qui maltraitent les animaux parce que ce n’est pas ma philosophie. Mon dressage se fait par le jeu, en douceur, et il n’est pas question pour moi de ridiculiser mes ours en les faisant sauter dans des cerceaux en feu. Pendant le spectacle, je deviens un des leurs, on se fait des câlins, on montre comment donner des coups de pattes. Rien de fantaisiste. Mon but n’est pas d’impressionner le public avec un animal sauvage, mais de lui montrer comment le respecter.

Des lois précises existent contre la maltraitance et interdisent, heureusement, d’arracher les griffes ou de mettre des anneaux dans le nez. D’autres disent de ne pas ridiculiser un animal. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Certaines associations de défense des animaux considèrent qu’un collier autour du cou est ridicule. Pour un chien aussi, dans ces cas-là ? Je partage plusieurs idées avec ces associations, mais je leur reproche de ne pas proposer de solutions pour les animaux captifs. Que fait-on d’eux ? »

 

Et vous qu’en pensez-vous?

 

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