Débat : faut-il interdire les montreurs d’ours ?

Dimanche 23 septembre, Sénart accueille la Fête de la Forêt sur le thème des « Jeux Olympiques antiques ». Au programme : combat de gladiateurs, danses, découverte des instruments de musique antique… et spectacle d’un montreur d’ours. Si à Néoplanète nous ne cautionnons pas ces pratiques, nous avons voulu donner la parole à tous : l’existence d’une telle discipline est-elle normale au XXIème siècle ? Nous avons posé la question à deux acteurs du secteur.

Sylvie Cardona, vice-présidente d’Aves France, une association de protection de la nature et de la faune sauvage. http://www.actu.aves.asso.fr/

ours cirque animaux protégé« L’ours est un animal sauvage qui n’a rien à faire dans de tels spectacles. Sa place est dans la nature. Les dresseurs se justifient en disant que leurs démonstrations ont un but pédagogique, qu’elles apprennent au public à respecter les animaux sauvages. Mais ça ne tient pas : un ours est imprévisible, il n’est pas fait pour vivre en cage ou en enclos, et ne réagirait pas comme ça dans son milieu naturel.

Autant être honnête et dire ’on est là pour faire du fric’. Car l’autre problème est d’utiliser l’animal à des fins commerciales, pour renflouer les caisses quand la fréquentation des fêtes de ce type diminue.

Heureusement, on constate moins de mauvais traitements envers les animaux (lui bruler les pattes pour le faire tenir debout, le déguiser, lui faire monter sur un vélo, un scooter…), et le dressage n’implique pas forcément de maltraitance, mais ce n’est pas pour autant qu’on accepte l’existence de cette profession.

Et on ne peut pas compter sur la législation puisque la France est très en retard sur le statut de l’animal, la captivité des animaux sauvages… De nombreuses associations, comme la Peta ou Brigitte Bardot, se mobilisent, et ça, c’est très encourageant. »

 

Page suivante, Frédéric Chesneau, dresseur d’ours s’exprime.

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