Stoppe au massacre des dauphins !

Lettre à l’attention de  Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie

Tueur en série de dauphin

flickr-2842809568-hdDès que pris je connaissance de cette affaire, je demeurai abasourdi devant l’ignominie des crimes qui y sont relatés, et que me permets de relayer présentement.

Depuis janvier de l’année dernière, sept cadavres de dauphins on été retrouvés sur les plages d’Alabama, de Floride et du Mississippi ; trois d’entre eux avaient une balle de calibre 9 millimètres logée sous la peau, un autre, à qui il manquait une nageoire, avait visiblement été suriné – d’étranges lésions apparaissant à la surface de sa peau –  un cinquième avait la queue tranchée sur les plages de Dauphin Island (un comble!), on a retrouvé le sixième avec un tournevis planté dans le crâne et quant au dernier, il s’est échoué à Ship Island sans mâchoire inférieure !

Mais qui, me direz-vous, peut être coupable de telles atrocités ?

On pense qu’en ce qui concerne certains cas de mutilations, l’acte a été perpétré après la mort de la victime, et pour des raisons très différentes : ainsi, il est possible qu’un pêcheur ait coupé la queue du cinquième dauphin pour dégager la dépouille qui se serait étouffer après s’être pris dans un filet, quant au quatrième, suriné, il a pu avoir été tué par un requin, quant au septième, l’explication la plus rationnelle reste celle du touriste qui, ayant remarqué un dauphin mort sur la plage, aurait arraché la mâchoire inférieure pour l’emporter avec lui comme trophée.

Restent les trois cas de morts par balle ainsi que l’animal retrouvé avec le tournevis inséré dans le crâne. Pour ce dernier, la seule explication est l’hypothèse d’un individu nourrissant une haine contre les dauphins, en quelque sorte un fou, mais cette solution ne peut être vérifiée.

northern-whale-dolphin-79861_640Mais cela devient plus complexe quand on étudie les trois cas de blessures par balle (il y en a eu douze depuis deux mille deux), et pour comprendre la solution il faut la doubler d’un autre problème : le développement du tourisme dans cette zone.

Malgré une loi interdisant le contact à moins de cinquante mètres entre l’homme et le cétacé, de nombreuses compagnies et agences proposent diverses sorties en mer où les touristes jettent de la nourriture aux animaux, nagent avec eux… et, de fil en aiguille, les dauphins perdent leur farouche hostilité naturelle et commencent à considérer un navire de pêche de la même façon qu’un bateau de plaisance. D’après un sondage fait par Sarasota en Floride, en onze ans, il y a 20% de dauphins qui s’approchent des navires de pêche. Ils commencent à prendre d’assaut les bateaux ; et les pêcheurs qui se trouvent dessus ripostent pour protéger leur filets : ils leur tirent dessus, la police a même arrêté un capitaine qui jetait sur les dauphins des bombes artisanales ! Sans parler des collisions faites contre les coques des navires, des risques de strangulation ou d’étouffement avec les filets, des blessures dues aux hameçons et des intoxications alimentaires causées par les sandwichs et les frites lancés par les touristes.

Et c’est ainsi que, avec pour seules raisons un souci de rendement commercial, un développement touristique sans aucune limite et un abject déni de la faune, de vulnérables animaux décèdent dans des souffrances horribles et les pires atrocités.

Et pour que cessent ces crimes, je vous en conjure, prenez contact avec MM. les Gouverneurs des états concernés afin qu’ils fassent

le nécessaire dans leurs territoires respectifs.

 

Veuillez croire, Madame Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, en l’assurance de mes sentiment distingués.

Lyvann Vaté

 

 

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