C’est l’alu !

L’aluminium est-il dangereux pour notre santé ? En mars, une enquête de 60 millions de consommateurs condamnait le taux trop élevé d’alu dans les déodorants (jusqu’à 20%). Mais l’Afssaps (Agence française du médicament) réfute l’idée que la molécule puisse engendrer des cancers. Cela n’empêche pas l’inquiétude publique de grandir.

pierre d'aluminiumOù trouve-t-on l’aluminium ?

Il est présent dans le sel, les conservateurs, les colorants, les levants, les poudres pour bébé et autres produits quotidiens. Il est très souvent utilisé par l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique (pour les vaccins notamment), parce qu’en plus d’être abondant (et donc peu couteux) il facilite la pénétration des crèmes dans la peau ainsi que la conservation des aliments, en ralentissant le procédé d’oxydation.

 

L’aluminium menace-t-il notre santé ?
C’est ce que pensent de nombreux experts de la santé, dont le docteur Pierre Souvet, président de Santé Environnement de France, qui affirme que « notre organisme n’a pas besoin (de consommer de l’aluminium) », le corps humain étant naturellement dépourvu d’aluminium. L’université de Créteil, elle, a décelé près de mille cas de Français souffrant de neuropathologies liées au taux élevé d’aluminium dans leurs corps.

 

Quels risques ?
Le neuropathologiste de l’université de Créteil, Romain K. Gherardi, explique que lorsqu’une particule atteint le cerveau, elle n’en ressort plus. Ceci entraîne une inflammation des neurones, pouvant engendrer une myofasciite à macrophages. Cette maladie, encore inconnue de nombreux médecins, multiplie par deux le risque d’Alzheimer, engendre des fatigues et des douleurs musculaires. « Ce qui est arrivé sur le plomb, sur le mercure, sur l’amiante arrivera sur l’aluminium aussi » prédit le professeur Gherardi.

 

En page 2 : Que faire pour ralentir la « consommation » d’aluminium ?

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.