Corinne Lepage réclame l’inscription du thon rouge sur la liste des espèces protégées

D’après un communiqué du Groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe) du 12 novembre 2009

 

thon rouge« Inscrire le thon rouge à l’annexe I de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction,  est le dernier espoir de sauver cette espèce pour les générations futures ! » s’alarme Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement au Parlement européen. « Les dernières prévisions des scientifiques de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, (ICCAT,) sont sans ambigüités : seul un arrêt total et immédiat de la pêche peut nous permettre de conserver une chance d’éviter un effondrement de cette ressource. »

« La Commission européenne, qui négocie en ce moment-même le taux de capture autorisé pour le thon rouge l’année prochaine, doit prendre ses responsabilités et demander un quota zéro », estime Corinne Lepage.

Alors que les négociations internationales de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), l’organisme régional international en charge de la gestion de l’espèce, battent leur plein au Brésil (du 9 au 15 novembre) afin de déterminer le quota de pêche autorisé pour le thon rouge, le Parlement européen a décidé d’avancer l’élaboration d’une résolution en vue de la prochaine conférence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, connue par son sigle CITES, qui se tiendra en mars 2010 au Qatar.

La Commission européenne a pour mandat de défendre à l’ICCAT un taux de capture de 15 000 tonnes, ce qui, d’après Corinne Lepage et au vu des prévisions des scientifiques présentées à l’ouverture des négociations, est bien trop élevé et conduira à un effondrement inéluctable de cette espèce emblématique.

« L’ICCAT n’a jamais suivi les recommandations de ses scientifiques, préférant favoriser les intérêts à court terme de la pêche industrielle, s’insurge Corinne Lepage. Il est maintenant trop tard pour tergiverser. Le thon rouge est en voie de disparition, il faut donc en interdire tout commerce international, ce que seule l’inscription à l’Annexe I de la CITES permettra. »

Le résultat des calculs de la Commission permanente de recherche et de statistique (SCRS) de l’ICCAT est que la population du thon rouge de l’Atlantique, stocks Ouest et Est confondus, a décliné en dessous de 15% de la biomasse d’origine avec une probabilité qui est virtuellement de 100%. Cela signifie que l’espèce entre pleinement dans les critères d’un classement en Annexe 1 de la CITES.

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