Conso : la vente en vrac ne fait plus désordre

Biocoop rue d'Italie de Marseille33,7 millions de tonnes. Voilà le taux de déchets ménagers que les Français produisent chaque année. Pour éviter le gâchis, les consommateurs sont de plus en plus attirés par la vente en vrac, lorsqu’elle est disponible

  • Quels avantages pour la vente en vrac ?

Pour les écolos. Elle implique de rapporter ses propres contenants, ou bien de n’utiliser que des sacs. De ce fait, pas de surproduction de plastique.  « Avec le vrac […], il n’y a pas d’emballage coûteux », affirme Xavier Mandé, directeur d’un magasin Biocoop. Et pour la planète, choisir ses quantités c’est un moyen d’éviter le gaspillage alimentaire qui représente 30% de la production mondiale.

Pour les éconos. Les emballages impliquent des frais de design, un coût de production… lesquels se répercutent sur le prix de vente final. Peu importe qu’il soit recyclé ou non, l’emballage se paye ! Avec la vente en vrac, 15% à 30% de ces coûts sont supprimés. «Acheter dans ces distributeurs est moins cher au kilo», confie Chantale, 60 ans, retraitée. « Le système colle au contexte et à notre politique des prix. Depuis la crise, les clients regardent les étiquettes », conclut Xavier Mandé.

Pour les solos. Aucun poids minimal n’est exigé, à vous de déterminer la quantité dont vous avez  besoin. C’est donc une technique idéale pour les célibataires qui ne seront plus obligés de jeter le surplus.

 

  • Pour les grands distributeurs, le vrac ne fait plus désordre

La vente en vrac répond à une consommation à la fois responsable et économe. C’est pourquoi Biocoop a opté pour cette « démarche éthique et écologique. Notre vrac n’induit pas une baisse la qualité. Ce n’est pas du low cost », affirme dans le journal Le Parisien, Benoit Roger, chef du rayon épicerie. Au contraire de la concurrence « comme à Auchan ou Carrefour, où le vrac constitue aussi un argument « discount » », explique la journaliste du Parisien Claire Chantry.

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.