La conscience écologique des festivals de musique

1173770_10151646942793237_1258721649_nL’été apporte son lot de festivals de musiques. De Rock en Seine, le week-end dernier, aux Solidays en passant par Les Vieilles Charrues, comment parviennent-ils à rester écolo ?

 

 

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L’enjeu des festivals de musique, est de préparer et d’aménager un terrain, qui n’est pas du tout fait pour. Pour vous donner une idée, Les Vieilles Charrues ont accueilli près de 160 000 festivaliers cette année. Les festivals font souvent de gros efforts pour trier leurs déchets, véhiculer leurs festivaliers, accueillir les personnes handicapées et surtout limiter leur bilan carbone. L’exemple à suivre, reste We Love Green. Mais le festival, qui concilie depuis deux ans musique et amour de la nature, n’a pas pu, faute d’accord avec le Parc de Bagatelle, organiser d’opus cette année. Pour les autres, les efforts sont là, mais malheureusement il y a encore beaucoup à faire.

Concrètement, qu’est-ce qu’ont mis en place les festivals, en matière de développement durable ?

Il y a les grands classiques indispensables. Rock en Seine, par exemple, a été en 2006, le premier festival français à utiliser le système des verres consignés. Ca peut paraître évident aujourd’hui, mais ce système permet une économie d’à peu près 1 million de gobelets en plastique. Le tri sélectif est une des préoccupations majeures. Mais comme l’explique François Missionier, le créateur de Rock en Seine, « Ce n’est pas simple de gérer les déchets d’une ville éphémère de 40 000 habitants. » C’est pour ça que sur les 1 700 bénévoles présents aux Solidays, 100 se consacrent uniquement à l’environnement. Selon Alexandrine Mounier, qui y est responsable du développement durable : cette année le tri était encore mieux respecté. Les panneaux LED qui alimentent la consommation des scènes sont de plus en plus fréquents.  Et la distribution de cendriers de poche se fait de plus en plus.

Qu’est-ce que l’on peut espérer comme progrès futurs ?

LA grande nouvelle, c’est l’association possible entre Les Vieilles Charrues, les Eurockéennes et Rock en Seine. L’idée de The Green Alliance est de réfléchir à de nouvelles solutions communes pour améliorer l’emprunte écologique des évènements. Trois régions de France sont concernées et près de 500 000 festivaliers s’y redent chaque année. Chute ? On ne connait pas encore leur slogan mais je miserais bien sur celui là : un pour tous, tous pour l’environnement !

La chronique « Environnement » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce lundi 26 août 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet.

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.