Club Néoplanète : Les aires marines, un outil pour protéger les océans

L’invité du mois : à l’occasion de son 2ème petit-déjeuner, le Club Néoplanète a reçu Laurent Germain, chargé de mission à l’Agence des aires marines. Un thème de circonstance avant les vacances d’été.

Son constat : La France, c’est 11 000 000 km2 de mers dont 47% en Polynésie et seulement 3% en métropole. Si l’on se fit aux accords européens, les espaces protégés devraient représenter 10 % de cet espace. Ils en concernent actuellement 0,019% ! D’où la création d’un nouvel établissement public pour créer des zones supplémentaires. L’outil. Basée à Brest, cette Agence des aires marines est encore un « petit bébé », image Laurent Germain. Elle a été lancée lorsque Nelly Ollin était ministre de l’Ecologie. Mais le bébé grandit vite : son effectif est déjà de 55 personnes. Et un premier parc naturel marin fait figure de modèle : celui de la mer d’Iroise, au large du Finistère. « L’objectif est d’en créer une dizaine à l’horizon 2012 », selon le chargé de mission.

L’action : L’enjeu des aires marines protégées va plus loin que la traditionnelle dimension scientifique de la protection de la mer. Il s’agit pour Laurent Germain « de mettre en place de grands espaces où les activités, et avant tout les pêcheries, sont organisées, équilibrées, durables ». Outre la pêche, les activités liées à l’énergie ainsi qu’à l’extraction peuvent également être concernées. Ce qui nécessite de mettre autour d’une table plein de gens très différents, « de pouvoir parler autant à un diplomate qu’à un pêcheur ». Illustration : « Le parc marin de l’Iroise a été mis en place avec le soutien de pêcheurs professionnels qui ont pu dire : de toute façon, soit on arrive à gérer, soit on disparaît ». Le but n’est donc pas d’interdire, même si « pour certaines espèces, à certains endroits ou à certains moments, il faudra fermer la pêche », prévient Laurent Germain.

Les sites : En plus de la mer d’Iroise, de multiples zones sont envisagées pour créer des parcs naturels marins, la plupart en métropole : Mayotte, Côte Vermeille (Sud Perpignan), Picardie, Bassin d’Arcachon, estuaire de la Gironde et pertuis charentais, Antilles, Corse, Bretagne Sud, Bretagne nord. Pour aller plus loin. La mer doit également être protégé là où elle n’appartient à personne, c’est-à-dire dans les eaux internationales. Sur ce principe, l’Agence des aires marines a également une ambition dépassant nos frontières. Ainsi participe-t-elle à un projet de zone protégée au milieu de l’Atlantique. Ainsi pourra-t-elle peut-être un jour se faire entendre sur des problèmes comme la dissémination, voire le rassemblement d’ordures en mer…

Pour plus d’informations, le site Internet : http://www.aires-marines.fr/

Photographie : Yolaine de la Bigne et Laurent Germain, chargé de mission protection de la nature à l’Agence des aires marines protégées / Copyright : Géraldine Leguyader

Remerciements à « L’Hôtel », 13 rue des Beaux-Arts, Paris 6ème / http://www.l-hotel.com/

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