Dico Ecolo : le cloud computing

On entend de plus en plus parler du cloud computing dans la presse. Cloud : nuage, ok ! Computing : informatique, ok !…  Euh oui mais quel est le rapport ? Savez-vous exactement ce qu’est le cloud computing et quel impact ce dernier a sur l’environnement ? NEOPLANETE vous dit tout sur cette polémique qui divise les experts.

 

Tout d’abord, une définition précise du cloud computing s’impose.

©Librarian by DayCette nouvelle technologie, aussi appelée “informatique dans les nuages”, consiste à dématérialiser les données présentes au cœur de nos appareils électroniques (ordinateur, téléphone, tablette…). Cette dématérialisation permet d’externaliser les données en question dans des datacenters à l’autre bout de la planète. De nombreux services sont aujourd’hui proposés sur ce même principe.

Exemples : les photos personnelles sont de plus en plus souvent hébergées sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram,…), les mails sont directement consultables depuis un navigateur web et la musique devient elle aussi accessible directement depuis le web. Mais si cette nouvelle technologie remporte l’adhésion du grand public, certains spécialistes s’interrogent sur son impact environnemental et les avis divergent.

Le cloud computing est-il bénéfique pour l’environnement ou au contraire lui est-il défavorable ?

Plusieurs thèses s’affrontent sur ce point. La première, défendue notamment par Greenpeace, consiste à  voir dans les datacenters de formidables consommateurs d’énergie.

Pour répondre aux critiques énoncées par certaines ONG, des multinationales, telles que Facebook par exemple, ont investi en masse dans les énergies renouvelables afin d’alimenter leurs datacenters. Cependant force est de constater que de nombreux datacenters restent alimentés, pour partie, avec de l’énergie provenant du nucléaire ou du charbon.

Une autre thèse, soutenue entre autre par le cabinet d’analyse britannique Verdantix, consiste à envisager favorablement les économies d’énergies réalisées par les entreprises ayant optées pour le cloud computing. Ainsi, selon de récentes études, le cloud computing permettrait à la France de générer à l’horizon 2020 une économie totale sur sa facture énergétique de quelques 830 millions d’euros et ainsi de réduire de 1,2 millions de tonnes par an ses émissions de C02.

Nous avons rencontré un professionnel du cloud computing

©mansikkaC’est en tout cas la thèse à laquelle adhère l’entrepreneur Christophe Mollet, dirigeant fondateur d’une agence de communication web nommée ITSS. Cette agence novatrice a choisi le cloud computing pour supporter l’intégralité de son réseau abritant des dizaines de sites internet ainsi que des solutions de gestion d’entreprises. Afin de réduire plus encore l’impact environnemental d’ITSS, ce jeune entrepreneur a opté pour une dématérialisation totale des courriers, factures et contrats de son agence : “Les documents d’ITSS sont exclusivement adressés aux clients et fournisseurs par voie électronique, il n’y a pas de papier. Ainsi si la facture d’ITSS s’en voit allégée, il en va de même pour la facture environnementale. » Pour Christophe Mollet la promesse d’ITSS est donc double : « L’éco-compatibilité signifie désormais qu’écologie rime avec économie. Selon moi, le meilleur moyen de fédérer les  consommateurs autour du concept de l’écologie est de leurs proposer des solutions économiquement attractives.”

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