Cityzencar : vive l’auto-partage !

La société Cityzencar propose une réponse au problème de pollution et au manque de place de parking. Le concept ? Mettre en relation des propriétaires et des locataires de voiture. Le système permet de louer sa voiture entre particulier, sans échange de clefs. Une solution d’avenir qui pourrait permettre à 5 millions de ménages français d’avoir une voiture pour quelques heures ou quelques jours.

Rencontre avec Benoit Le Bourgeois, loueur depuis six mois et Nicolas Le Douarec, président fondateur de Cityzencar.

Comment se déroule une location ?
Benoit Le Bourgeois:Les gens commencent par poser des questions via le site de Cityzencar sur le prix, l’état de la voiture et d’autres détails techniques. Après on s’appelle, puis le contact se passe entre le propriétaire et le locataire. Il n’y a aucune obligation de louer si on a un doute. Moi je demande juste au locataire de m’envoyer  un scan de son permis de conduire, mais ce n’est pas obligatoire. On peut ensuite choisir de remettre les clefs en mains propres. Autre possibilité : on les laisse dans la boîte à gants du véhicule et on transmet un numéro de téléphone qui permettra à un boitier de déverrouiller  la voiture avec un téléphone portable. Evidemment le numéro change à chaque fois.

Qu’est ce qui a motivé votre inscription sur ce site ?
J’habite à Paris, et je me sers rarement de ma voiture car j’utilise souvent le vélo ou les transports en commun. Je me suis dit que c’était dommage qu’elle reste toujours garée et que si elle pouvait servir à d’autres en me permettant de gagner un peu d’argent alors tant mieux. Quand j’ai entendu parler de Cityzencar et des garanties proposées, ça m’a rassuré car cette entreprise couvre tous les risques. Je me suis renseigné et quelques temps après, je me suis inscrit sur le site.

Combien cela vous coûte-t-il et combien cela vous rapporte-t-il ?
L’investissement à été de 49 euros pour le boitier qui permet d’ouvrir la voiture sans la clef. Depuis je loue ma voiture environ deux fois par mois et je gagne environ 20 à 40 euros à chaque fois. Pour le locataire, l’avantage c’est qu’il loue la voiture à l’heure, et non à la journée.

Nicolas Le Douarec, président fondateur de Cityzencar.

Concrètement qu’apportez-vous de plus que les autres entreprises d’auto-partage ? Nicolas Le Douarec: L’auto-partage classique, c’est un service où les voitures sont achetées neuves et mises à disposition des clients. Au contraire, nous avons cherché à utiliser le parc de voiture déjà existant. De plus on a « en partage » des voitures dont une société d’auto-partage ne dispose pas. Je pense par exemple à des utilitaires, à des monospaces ou des breaks. Autre avantage, nous assurons les véhicules « tous risques ». Notre service est totalement autonome : chacun décide non seulement du fait qu’il puisse louer ou pas sa voiture, mais aussi du prix de location.

Qu’arrive t-il si un propriétaire remarque une rayure sur la voiture qu’on vient de lui rendre ?
En fait cette situation n’arrive jamais car il est dans l’intérêt de celui qui l’a louée de signaler toute détérioration. S’il ne le fait pas, il aura une mauvaise notation sur son profil et il lui deviendra compliqué de relouer un autre véhicule. L’assurance couvre 100% des sinistres. Si le prix des réparations est inférieur à la franchise de 300 euros alors il y a arrangement à l’amiable. Si c’est plus important que cela, la procédure est celle classique du sinistre à l’assurance et tous les dégâts sont couverts par Cityzencar. Dans tous les cas, le propriétaire n’aura rien à payer et le locataire lui ne paiera que la franchise. Petit plus, il est possible pour un propriétaire de louer lui aussi une autre voiture sans payer d’abonnement.



Crédit Photos: photo 1 Citizencar/ photo 2 Benoit Le  Bourgeois/ photo 3 Nicolas Le Douarec

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone