Cinéma : « Des abeilles et des hommes », de Markus Imhoof

Quelle relation l’homme et l’abeille entretiennent-ils ? Comment cohabitent-ils ? Le documentaire de Markus Imhoof, « Des abeilles et des hommes », nous plonge dans l’univers de ces insectes, essentiels pour 80% des espèces végétales qui en ont besoin pour être fécondées. Essentiels aussi pour l’Homme.

AFF_DESABEILLESETDESHOMMES_118x174Le film s’ouvre en pleine montagne suisse italienne, loin de la pollution. Chez les Jaggi, on élève l’abeille de « race noire locale » de génération en génération. Mais cela n’empêche pas les maladies de circuler et de toucher les essaims. Une partie de la colonie de Fred, vieil apiculteur qui a repris l’affaire familiale, en fera les frais.

Gros plan ensuite sur John Miller, un Californien qui utilise les abeilles pour améliorer la pollinisation de ses amandiers. Si lui aussi a pris la suite de ses parents, sa conception de l’apiculture a bien changée : ses abeilles côtoient les pesticides et sont utilisées pour la production intensive de miel. Selon les saisons et ses besoins, il leur fait traverser les Etats-Unis en camion, entraînant des pertes par centaines.

Le film nous emmène enfin en Arizona où l’apiculteur Fred Terry déloge les fameuses abeilles tueuses (ou abeilles africanisées), espèce hydride et agressive échappée d’un laboratoire brésilien. Lui, il est convaincu que cette race est l’avenir de l’abeille. « Ce ne sont pas des caniches, comme les abeilles d’élevage, ce sont des loups, confie-t-il. Voilà pourquoi elles ne tombent pas malades. Ce sont de parfaites abeilles à miel, il faut juste éviter de les provoquer. »

On a aimé :

  • La qualité des images et leur précision. Le spectateur est emmené au cœur de la ruche, au plus près des insectes, et assiste à des scènes clé, comme l’accouplement en plein vol, ou l’aspersion de pesticides sur une abeille.
  • La présentation claire des problématiques liées à la disparition des abeilles (pesticides, transport, maladies, médicaments…), idéale pour les non initiés.
  • Les explications sur la vie des abeilles et l’organisation de la ruche.
  • La durée (1h30), qui permet au film de ne pas lasser.

Notre bémol : le film se dit accessible à partir de 8 ans, mais plus de 70 % est sous-titré. Votre enfant doit donc avoir une rapidité de lecture certaine pour bien suivre les dialogues.

 

Un film de Markus Imhoof – doublage Charles Berling

Sortie en salles le 20 février 2013

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