La cigarette électronique enflamme le débat

500 000 Français l’utilisent au quotidien, 1 million l’ont déjà testée. La cigarette électronique rencontre un succès sans précédent. Alors, avec ou sans risque ?http://www.neo-planete.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif

CC’est quoi ?

Elle n’a d’une cigarette traditionnelle que l’appellation. Pas de combustion, donc pas de monoxyde de carbone, la plus dangereuse des substances produites par la cigarette. Pas de goudron non plus et pas de fumée. Une batterie, activée par un contacteur électronique associé à un microprocesseur, chauffe une résistance afin de vaporiser un liquide qui peut contenir, ou pas, de la nicotine.

C’est le geste d’inhaler qui déclenche le mécanisme. En inspirant, une vapeur est générée, la température de celle-ci se situant entre 30° et 60°.

 

Les plus

Avec ou sans nicotine, au choix de l’utilisateur. Et si c’est avec, la nicotine contenue dans une cigarette électronique, même fortement dosée (16 mg/ml), est 10 fois moins concentrée dans le corps que celle d’une cigarette traditionnelle, 1,3 ng contre 13,4 ng (1).

Pas de substances nocives ou cancérigènes.

Une passerelle pour se débarrasser de son addiction au tabac. 73% des utilisateurs déclarent avoir arrêté de fumer après l’avoir essayée.

Un facteur économique non négligeable, 4 fois moins cher en moyenne que la cigarette classique.

Des saveurs variées : spéculos-cannelle, cerise-bubblegum, chocolat fondant… (Nhoss).

 

Les moins

Un flou sur l’autorisation de « vapoter » dans les lieux publics. Air France la commercialise mais interdit de l’utiliser dans ses avions.

Pas de recul sur les risques sanitaires.

La polémique sur le propylène glycol, composant de base du liquide utilisé dans la cigarette électronique.

 

Le rapport à l’environnement

Certains acteurs du secteur, comme Nhoss (2), s’engagent. D’abord sur une fabrication « Made in France », ensuite en proposant des produits rechargeables et des packs simplifiés (composants et emballages réduits au minimum). Mais surtout en mettant en place un système de recyclage des produits usagés et des batteries en particulier, aussi polluantes que des piles si elles ne sont pas correctement recyclées.

L’esprit citoyen de chacun est aussi encouragé : pour des produits usagés retournés, le consommateur reçoit des capsules gratuites.

 

(1) Etude de Bullen C. et al.

(2) www.nhoss.com

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Jean-Michel Véry

Guitariste, compositeur, après dix ans de bons et loyaux services auprès de musiciens comme Andy Chase, Laszlo de Trèbes ou Vivien Savage, il débranche pour le journalisme et collabore avec L’Optimum, Le Figaro, Politis… Un père anglais et une mère égyptienne, aux ascendances touaregs, lui confèrent génétiquement le goût du voyage. Il signe régulièrement la rubrique « tourisme » pour Néoplanète.