Christophe Maé, l’engagé léger

Cet été, suivez notre série sur les chanteurs engagés pour la planète. Chaque semaine, zoom sur un artiste écolo. Et si l’ancien frère du Roi Soleil avait des tendances écolo ?

Repéré dans la comédie musicale de Kamel Ouali « Le Roi Soleil » en 2005, Christophe Maé a, depuis, fait son petit bout de chemin en solo. Il sort son premier album « Mon paradis » en 2007. C’est à cette époque qu’il prend part à plusieurs causes sociales, notamment en rejoignant la troupe des Enfoirés.


Il ne se dit pas lui-même écologiste, pourtant Christophe Maé s’engage à sa manière. D’abord au sein des Enfoirés en 2007, dès sa sortie « en solo », comme il l’explique dans une interview accordée à Musiquemag.com en 2010.

En 2008, sa chanson C’est ma Terre, extraite de « Mon paradis » (2007), devient le générique de l’émission du même nom sur TF1. Dans ce programme court, la chaîne propose quotidiennement des idées de gestes simples à adopter pour sauvegarder notre planète : réduire ses émissions de CO2, sa consommation d’eau, ses déchets, favoriser le recyclage

Et la chanson de Christophe Maé est adaptée : elle parle de solidarité, de fraternité, mais aussi d’écologie (« C’est ma terre où je m’assois / Ma rivière, l’eau que je bois / Qu’on n’y touche pas… »)

Découvrez le clip de C’est ma Terre.

 

La même année, au NRJ music tour de Marseille, on aperçoit Christophe Maé porter un tee-shirt « Don’t wait », une marque bio-équitable basée à La Cadière d’Azur, près de Toulon, qui utilise du coton 100% bio pour ses créations. Sébastien Racine, directeur associé de Don’t wait, se souvient de sa rencontre avec Christophe Maé. « Au NRJ music tour, nous avions un partenariat avec NRJ, ce qui nous a permis de rencontrer les artistes. J’ai parlé à Christophe Maé de la marque et il a beaucoup aimé le concept, surtout le fait de véhiculer un message éco-citoyen et de communiquer sur notre besoin de le devenir. »

En 2008 toujours, il parraine Un espoir pour la vie, une association cofondée en janvier 2006 par l’ancien footballeur Pascal Olmeta et Francesco Biddau, président d’Exécutive, une société de services spécialisée en marketing et communication. Son objectif est de redonner un sourire aux enfants malades, d’améliorer leur bien-être physique et leur moral. Pour l’édition 2010 qui se déroulait à Monaco, Christophe Maé et Shy’m ont chanté pour l’association tandis que des personnalités comme Zinédine Zidane, Eric Cantona ou Bernard Laporte s’affrontaient sur le terrain de sable pour un un tournoi de Beach Soccer.

Un an plus tard, en 2009, il devient parrain de Faire face, une association qui lutte contre le sida. Dans l’impossibilité d’être présent au 16ème gala, il avait écrit : « Je souhaite vous faire une promesse, dès que mon album sortira, je reprendrai mes tournées sur les routes de France dans de petites salles afin d’être plus près de vous chers enfants, public, amis et je viendrai avec mes musiciens faire un concert dont les bénéfices iront à l’association. »

Entre 2009 et 2010, il part s’inspirer en Afrique pour écrire son deuxième opus « On Trace La Route ». Un voyage qui l’a bouleversé. Sur Chartsinfrance.net, il explique qu’il a eu un « coup de cœur pour l’Afrique. Le titre J’ai vu la vie parle de ma rencontre avec cette terre. L’accueil chaleureux, les odeurs, les couleurs, etc. Il y a quelque chose de fascinant là-bas. J’y ai ressenti une certaine sagesse, qui repose sur de vraies valeurs : le partage, l’échange et la convivialité. »

Pour Tele-loisirs.fr, il raconte son voyage, mais parle aussi de sa simplicité et de ses convictions (voir à partir de 0’50).

Toujours sur l’album « On Trace La Route », la chanson « Nature » parle de ce qu’on va laisser derrière nous. « C’est un texte à double sens, à la fois sur la nature humaine et sur l’écologie. Ça me tient à cœur de laisser une bonne image derrière moi, surtout pour mon enfant, confiait-il sur Chartsinfrance.net, en 2010. Comme tout citoyen, je prends conscience que la terre n’est pas inépuisable, et que si l’on y met chacun du notre, on pourra peut-être préserver cette vie-là. »

 

Finalement, Christophe Maé écolo ? Dans cette vidéo, il parle de sa conception positive de la musique (2’41), de son attachement à l’Afrique et de son « engagement » (à 5’00).

 

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