Cher Sommet de la Terre

Rio+20 et les collectivités localesLes collectivités locales, freinées par les tarifs démesurés pratiqués à Rio de Janeiro, ont été peu nombreuses à envoyer leurs représentants au Sommet de la Terre.

« Rien ne sera possible en matière de développement durable sans une implication active de tous les acteurs locaux, rappelait Nicole Bricq, ministre de l’Ecologie, lors d’un séminaire dédié aux collectivités locales le 23 mai dernier. Mais elles boudent le sommet de Rio +20 ! La cause ? Les coûts du voyage ou d’une nuit d’hôtel (500$) dans la ville brésilienne sont inaccessibles. Même Alain Juppé, fondateur du Club France Rio+20, n’est pas de la partie.

Résultat : les rares représentants à se déplacer chaussent plusieurs casquettes.Michelle Sabban s’est rendue au Brésil en tant que présidente du R20, de l’Association des Régions d’Europe, et présidente du Conseil régional d’Ile de France. Idem pour Jacques Auxiette qui se voit attribuer les rôles de président des Pays de la Loire, porte parole du Club France Rio +20, porte parole de l’Association des Régions de France, et membre de la délégation officielle française.

Sur place, les collectivités ne disposent pas d’accréditation pour accéder aux sommets des Etats, et tiennent donc le rôle de figurantes.Grave erreur sachant que ce sont elles qui maîtrisent l’avenir du développement durable grâce à plusieurs outils : les Agendas 21 (programme d’actions), les Schémas régionaux Climat Air Energie (objectifs en matière de climat et d’énergie), ou encore la Trame verte et bleue (qui vise à constituer les écosystèmes).

 

 

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