Chengdu : le berceau du Panda

A l’occasion de la semaine du Panda à l’Exposition Universelle de Shanghai, éclairage sur la ville de Chengdu et son trésor : le panda. Deux ans après le terrible seisme, la capitale du Sichuan, au sud-ouest de la Chine reprend des couleurs… grâce à ses amateurs de bambous ! Interview de Song Minwen, Directrice des Affaires Touristiques de la ville de Chengdu.

Yolaine – Panda Chinois PAD

Le panda, c’est quoi ?

On ne le connait que depuis 150 ans. Le panda géant ne vit que dans les hautes forets tibétaines et chinoises entre 1500 et 3000 m d’altitude. Son origine, longtemps discutée l’a fait passer tour à tour pour un ours et un raton laveur. Depuis les scientifiques se sont mis d’accord, le panda est un ursidé et partage près de 90% de gènes communs avec l’ours. Contrairement à son cousin, il se nourrit exclusivement de bambous et sa consommation peut aller jusqu’à 20 kg par jour. Une autre interrogation des scientifiques portent sur leurs tâches blanches et noires. Ils ne savent pas si elles servent de camouflages dans la montagnes ou si cela leur sert à se reconnaitre (les pandas ont une très mauvaise vue).

L’un des animaux les plus menacés du monde

Historiquement, le panda était chassé pour sa fourrure. Malgré un important réseau de trafic de peau de panda au Japon, la législation chinoise a néanmoins freiné le braconnage. Cependant, il ne reste aujourd’hui qu’un milliers de pandas sauvages. Leur territoire se ressert : ils n’ont plus qu’un espace de 23.000 km² pour vivre (soit un habitat plus petit que la superficie de la Belgique). Le territoire restant des pandas, réduit de moitié en 10 ans, n’est plus suffisant pour le renouvellement du cycle de leur nourriture préférée : les bambous. Ces graminées ne fleurissent que tous les 10 à 100 ans et mettent 20 ans pour subvenir aux besoins nutritionnels du panda.

De plus, le panda est mieux connu pour sa gourmandise que pour sa libido. Sur les 3 petits qu’aura en moyenne une femelle, seul un seul sera élevé par la mère. En captivité, la situation est encore plus compliquée. Seul 1 panda sur 3 se reproduit. Cependant, les récentes améliorations des centres d’accueils et des zoos tirent ces chiffres vers le haut.

La ville de Chengdu, capitale de la province chinoise du Sichuan

Que fait – on pour le protéger ?

L’emblème du WWF est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions des chinois. Depuis 1963, la Chine a proclamé 33 réserves naturelles où les bambous prospèrent sur six chaines montagneuses jusqu’au Tibet. Mais le pays aux 1,3 milliards d’habitants a besoin de place pour s’étendre. Dans le cadre de l’effort mondial pour protéger la planète, le Programmes des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) gère l’un des plus grands accords au monde : la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Ce traité a permis de construire et de financer de nombreux centres pour les pandas principalement en Chine comme celui de Chengdu.

Pourquoi Chengdu ?

Chengdu, c’est un peu la capitale du Panda. Les habitants se revendiquent du berceau de l’animal. A 1h du centre-ville de la capitale du Sichuan, réside l’un des principaux centres de recherche et d’élevage des pandas géants. Avec son parc naturel, c’est aussi l’un des poumons touristiques de la région. le Panda Research Breeding Base est une sorte de nurserie idéale pour ces animaux. Quatre bébés pandas y sont d’ailleurs nés le 28 juillet 2008, une excellente nouvelle quand on sait que la population a augmenté de 40 % entre 1980 et 2004.

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Pour aller plus loin :

Le site internet de la ville de Chengdu

Le site internet du WWF

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