La chasse à l’arc, un sujet tendu

La chasse à l’arc, un sujet tendu   La chasse à l’arc séduit et se développe. Mais cette pratique, qui bénéficie de l’image positive véhiculée par Robin des bois, fait polémique. Si pour les uns, elle symbolise la prouesse technique, pour d’autres, c’est l’archétype du massacre animal par l’agonie.

Que faut-il en penser ? Néoplanète, qui s’oppose à cette pratique, a interrogé 2 acteurs du débat : la Fédération de la chasse à l’arc et l’association Humanité et Biodiversité.

 

Nelly Boutinot est administratrice, membre du Bureau en tant que secrétaire générale, chez Humanité et Biodiversité, qui défend la nature et la biodiversité.

La chasse à l’arc est-elle écologique ?

Certaines personnes peuvent penser que la chasse à l’arc est plus écologique, proche de la nature. Pour moi, l’image relève plus du fantasme que de la réalité, car tuer n’est pas un exploit, et encore moins lorsque les flèches causent une mort lente et douloureuse. Arc ou fusil il n’y a pas d’avantages pour l’animal. Au final, c’est un jeu dans lequel il perd la vie à tous les coups.

Nelly Boutinot est adjointe de direction chez Humanité et Biodiversité, qui défend la nature et les non-chasseurs.Faut-il être proche de l’animal pour provoquer une mort rapide ?

Je ne pense pas que tous les chasseurs soient honnêtes. Même s’ils s’engagent à ne tirer qu’à une certaine distance de leurs cibles afin d’être sûrs de les tuer (et non de les blesser), la tentation de tirer doit être forte. D’ailleurs, il est rare que l’animal meure rapidement. C’est pour cela que les chasseurs utilisent des chiens de sang pour le traquer et l’achever.

Le silence est-il un avantage ?

Pas forcément. Le bruit des détonations alertent les riverains et les gardes forestiers qui peuvent ainsi réguler la chasse et punir le braconnage. Je ne vois pas comment on peut empêcher un archer de braconner puisqu’on ne l’entend pas.

Un texte du 16 juillet 2012 prévoit d’assouplir les réglementations de la chasse à l’arc. Qu’en pensez-vous?

L’association a lutté contre la légalisation de cette pratique (qui a pourtant eu lieu en 1995). Alors le fait que cette loi ait assoupli ses règles ne change pas grand-chose. Dans tous les cas l’animal agonise.

 

Que répond la Fédération française de chasse à l’arc ? Réponse en page 2.

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.