Réformes :

Ce qui change au 1er juillet pour la planète

Ce n’est plus le grand ménage de printemps, mais d’été ! Au 1er juillet, nombre de réglementations changent en France : des vignettes de voiture aux sacs plastiques en passant par les plateformes collaboratives, Néoplanète vous aide à y voir plus clair.

Crédits Flickr
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Rouler vert pour préserver l’atmosphère

Les automobilistes pourront obtenir à partir de début juillet un « certificat de qualité de l’air« , une pastille mettant en évidence le taux d’émission de gaz carbonique du véhicule à poser sur son pare-brise. Les véhicules immatriculés avant le 31 décembre 1996 ne pourront pas prétendre à cet autocollant. Bon, cette petite « décoration » repose encore sur le volontariat, car tous les conducteurs ne sont pas obligés de faire la démarche. Ségolène Royal, actuelle ministre de l’Ecologie, espère cependant qu’à terme, les collectivités pourront favoriser les véhicules identifiés comme moins polluants avec ce dispositif, qui coûte 4,5 euros et dont l’achat peut se faire ici (ouverture du site le 1er juillet). Bonus esthétique : les différents autocollants colorés sauront sûrement égayer votre pare-brise !

Toujours en ce qui concerne les véhicules, les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 ne pourront pas circuler en semaine, de 8 heures à 20 heures, dans Paris intramuros. Cette mesure touchera 10 000 véhicules, selon la Ville. Si vous y contrevenez, sachez que vous risquez 35 euros d’amende, et 68 euros à partir du 1er janvier 2017… Le but ? Faire chuter les teneurs dans l’atmosphère des particules fines. Les Franciliens ne respirent en effet pas encore un air sain, selon les standards de l’Organisme Mondial de la Santé (OMS).

Le plastique, pas si fantastique

C’est la loi de transition énergétique pour une croissance verte, votée le 19 août 2015, qui prévoyait ce ban des sacs plastiques. A compter du 1er juillet, ceux-ci ne seront plus distribués aux caisses d’aucun commerce, ni sur les marchés. Les sacs utilisés pour les fruits et légumes restent en circulation quant à eux jusqu’au 1er janvier 2017. Pourquoi une telle loi ? Un exemple très simple : en mer du Nord, on retrouve du plastique dans… 94% des estomacs des oiseaux ! Les imprudents les prennent souvent à trot pour du plancton…

Crédits Flickr
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Il faudra donc se tourner vers les sacs bios, en amidon de pomme de terre ou en maïs ! Qui aurait cru que nos patates nous aideraient à consommer plus écologiquement ? Pour les anxieux, pas de panique : vous pouvez récupérer et réutiliser ceux que vous avez, acheter un cabas en tissu ou un chariot, ou encore faire votre propre sac, comme le propose le Huffington Post.

Freiner l’économie collaborative

Nous étions déjà censés le faire, mais beaucoup ignorent la règle : lorsque vous utilisez une plateforme collaborative, il faut en théorie déclarer les revenus que vous en tirer. A partir du 1er juillet, les plateformes comme Airbnb ou Blablacar devront obligatoirement envoyer un relevé annuel des revenus générés par l’utilisation de leurs services, ou s’acquitter d’une amende de 10 000 euros. Selon Bercy, c’est pour « faciliter la vie et les usages des abonnés » ; pour Le Monde, c’est surtout histoire de rappeler aux utilisateurs qu’ils sont imposables…

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !