Cannes : connaissez-vous la Palm Dog ?

Le Festival de Cannes est terminé. Le suspens quant à la remise des prix est retombé. A présent, immisçons-nous en coulisses, là où s’est jouée la compétition de nos amis à quatre pattes : la « Palm Dog ».

Uggy, un Parson Russell Terrier qui est l’une des vedettes du film The Artist, peut être fier. Il a en effet eu l’honneur de recevoir la prestigieuse « Palm Dog », en marge du 64ème Festival de Cannes. Créée en 2010 par Toby Rose, un producteur britannique, cette récompense est attribuée chaque année au canidé auteur de la meilleure performance cinématographique, toutes catégories confondues.

C’est un jury composé de journalistes britanniques qui a décidé de récompenser Uggy pour sa performance dans le long-métrage réalisé par Michel Hazanavicius. Il succède ainsi au boxer Boss du film Tamara Drewe, au caniche noir d’Inglourious Basterds ou encore à Lucy, de Wendy and Lucy ? Jean Dujardin – qui a reçu le prix d’interprétation masculine pour le même film – a expliqué au site http://wamiz.com qu’« il était assez simple de tourner avec un chien. » « Je n’avais qu’à écouter les dresseurs qui faisaient très bien leur travail, raconte-t-il. La seule chose compliquée, c’était d’avoir des bouts de saucisse dans la poche toute la journée pour le faire obéir. Certains jours, je finissais par avoir le sentiment de n’être moi-même qu’une grosse saucisse ! »

Regardez la bande-annonce de The Artist :

Un visa pour les conditions de tournage

La fondation 30 Millions d’Amis est très vigilante concernant les conditions de vie et de dressage des animaux, sauvages ou domestiques, utilisés par le cinéma ou la télévision. Elle a ainsi créé un visa certifiant qu’aucun animal acteur mis en scène dans un film de cinéma, une fiction TV ou un spot publicitaire n’a été maltraité. La fondation accorde son visa aux producteurs et réalisateurs qui en font la demande à la fin d’un contrôle sérieux et approfondi. Il s’agit d’une démarche qui doit être initiée dès les premiers instants de la création d’une production cinématographique, télévisuelle ou publicitaire. Comment cela se déroule-t-il ? Un ou plusieurs vétérinaires mandatés par la fondation 30 Millions d’Amis sont envoyés en observateurs lors du tournage et vérifient que les animaux bénéficient de bonnes conditions de travail.

La section de contrôle de la fondation vérifie la conformité du traitement de tous les animaux acteurs au travers de 36 points constitutifs de la charte. Vous pouvez télécharger la charte ici. Les frais des observateurs sont pris en charge par la fondation : ils sont donc parfaitement libres de leur appréciation. L’obtention du visa n’intervient qu’après visionnage de l’œuvre pour être sûr qu’aucune scène imprévue n’ait été ajoutée en l’absence des observateurs. Si le constat est positif, le visa fondation 30 Millions d’Amis est décerné à la production. Elle peut alors en faire mention au générique de l’œuvre ou au moment de sa promotion, dans le cas d’un film. A titre d’exemple, Alain Sarde, Alain Poiré ou France Télévisions font partie des producteurs qui ont sollicité et obtenu le visa. En 2007, ce visa a été décerné au film Le renard et l’Enfant de Luc Jacquet produit par Bonne Pioche Productions.


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