Ça barbote dans les rizières !

canard crédit photo phovoirFini le temps où ils n’étaient bons qu’à patauger dans les mares ! Voici des canards très utiles puisqu’ils nous aident à éviter les pesticides et les engrais.

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Version écrite de la chronique

Après les moutons qui tondent nos pelouses, aujourd’hui ce sont les palmipèdes qui peuvent s’occuper de nos rizières. Ils sont un peu les magiciens de la plantation de riz. Pour 1 hectare de plantation, un agriculteur a besoin d’environ 150 canards. Une fois sur place, ils travaillent tous seuls ! Grâce à leurs fientes par exemple, ils fertilisent le champ. Ils mangent toutes les petites bêtes qui pourraient venir troubler la croissance du riz, donc plus besoin d’engrais chimiques ou de pesticides. Et en pataugeant dans la rizière, les canards bousculent les plants ce qui améliore beaucoup l’oxygénation de la terre.

Où pratique-t-on cette technique ?

Dans le monde entier! Au Japon par exemple, cette technique ancestrale est remise au goût du jour depuis 1988. Hélas, en France, parmi les 200 riziculteurs implantés en Camargue sur 21 000 hectares de production, 1 seul a tenté l’expérience. Et a dû abandonner cette année car les renards ont trouvé ses canards très à leur goût. Il faudra que nous apprenions à protéger ces sympathiques palmipèdes…

Entretenir tous ces canards doit coûter cher…

Aux Philippines, par exemple, cette technique se développe grâce à la Fondation de la réforme agraire philippine pour le développement national. Un agriculteur débourse pour 2 hectares 30 000 pesos en utilisant des produits chimiques soit 500 euros. Les canards eux ne lui coûtent que 5000 pesos soit 85 euros.

La chronique « Environnement » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce lundi 18 novembre 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.