Brigitte Bardot demande la libération du militant Paul Watson, arrêté en Allemagne

Arrêté dimanche à l’aéroport de Francfort, Paul Watson -de l’ONG Sea Shepherd- est maintenu en détention. L’équipage d’un bateau de pêche costaricien, le Varadero, l’accuse d’avoir violé le droit maritime en l’empêchant de pêcher le requin en 2002. Brigitte Bardot, fervente protectrice des animaux et amie de longue date du militant arrêté, monte au créneau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « shark finning », vous connaissez ? C’est une technique de pêche qui consiste à capturer des requins, couper leurs ailerons, et les rejeter à la mer. Déterminés à lutter contre cette pratique, Paul Watson et son équipe avaient réussi à immobiliser, en 2002, avec un canon à eau, le bateau de pêche Le Varadero, mettant ainsi fin à ses méfaits. Mais aujourd’hui problème : le mandat d’arrêt contre Paul Watson émis par San José (capitale du Costa Rica) en octobre 2011 a conduit à l’arrestation du militant écologiste.

Décidée à trouver les raisons réelles de l’arrestation du « Capitaine », son ONG, la Sea Sheperd, ne manque pas de rappeler le « curieux » rapprochement entre la date d’émission du mandat d’arrêt, et la plainte déposée devant la Cour américaine de Justice par l’institut de recherche pour les cétacés japonais (autorisant la chasse à la baleine dans le cadre d’un programme de recherche) pour empêcher Sea Sheperd d’intervenir à nouveau. A l’ONG d’ajouter qu’elle trouve étrange que le Costa Rica « ait attendu octobre 2011 pour lancer un mandat d’arrêt contre le Capitaine Watson pour des faits datant de 2002 et pour lesquels deux juges successifs avaient déjà statué un non lieu. »

En France, Brigitte Bardot a envoyé une lettre à la Chancelière allemande Angela Merkel pour obtenir libération de Watson, « un grand homme » qui a « consacré sa vie à défendre les espèces marines. » « Madame la Chancelière, vous avez par vos actes, notamment lorsque vous étiez ministre de l’Environnement, votre attachement à la protection des espèces et des milieux, écrit-elle. C’est pourquoi, je fais appel à vous, pour la première fois, afin que votre pays ne se rende pas complice d’une injustice flagrante », ajoutant que l’action de la Sea Sheperd « était justifiée, indispensable même » puisque « les États ont démissionné de leurs responsabilités, de leurs devoirs. »

Tant que la demande d’extradition du Costa Rica ne sera pas examinée, Watson restera immobilisé à Francfort. « On ne sait combien de temps cela va prendre », déplore son avocat, Olivier Wallasch.

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