La chasse au braconnage : il faut prendre le rhino par les cornes !

Le trafic illégal d’espèces sauvages ne cesse de croître à une vitesse alarmante. En 2012, son chiffre d’affaire s’élevait à plus de 14 milliards d’euros. Pour lutter contre la capture d’animaux,  tous les moyens sont bons ! Même les plus extravagants.  Trois exemples…

©wikimediaEmpoisonner les cornes de rhinos

Afin de protéger les rhinocéros des chasseurs, une réserve sud-africaine a décidé d’injecter un poison dans la corne de l’animal. La poudre fabriquée avec cette excroissance, aux propriétés médicinales, peut alors rendre gravement malades ceux qui l’ingurgitent. « Ce produit va rendre les gens très malades, provoquant des nausées, maux d’estomac ou de la diarrhée, mais ne va pas les tuer », explique le directeur Andrew Parker.  « Le mélange sera très visible, de sorte qu’il devrait dissuader les consommateurs de l’ingérer. » Véritable trésor pour les contrebandiers, un seul de ces trophées se vend à 60 000 dollars le kilo en Afrique du Sud.

Faire la guerre avec des drones

La réserve d’Ol Pejeta, l’une des plus connues du Kenya, a choisi une méthode radicale ! A l’aide d’un appel public aux dons en fin 2012, le parc a annoncé vouloir s’équiper de drones de surveillance. L’idée serait de faire porter à chaque rhinocéros une puce électronique et de les suivre depuis le ciel. « Nous subissons une véritable épidémie de braconnage, avec d’innombrables rhinocéros tués pour leurs cornes. Dans un pays (le Kenya) avec un salaire médian de 1 dollar par jour, une corne de rhinocéros peut faire gagner 12.000 dollars, soit le revenu de 30 ans de travail de nuit », développe la réserve dans un communiqué. « Veiller sur les animaux sauvages dans une zone grande comme six fois Manhattan, avec une équipe de 120 rangers, revient à chercher une aiguille dans une meute de foin », poursuit par ailleurs la direction du parc.

©wikimedia cerfLe chasseur chassé

Pour combattre la chasse hors saison, mais aussi celle sur les territoires privés, les Etats-Unis ont une méthode bien particulière : le RoboCerf. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un robot télécommandable vêtu d’une peau et de bois de cerf. Le traquenard est placé dans un lieu où les chasseurs ont l’habitude de passer et les gardes-chasses se cachent à quelques mètres en embuscade. De loin, il est difficile de faire la différence avec un vrai animal, d’autant plus que le robot est capable de bouger la queue et la tête. Seul inconvénient ; le coût de la machine s’élève entre 1200 et 1700 dollars, mais est vite amorti par les amendes qui elles peuvent coûter jusqu’à 2000 dollars.

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Après un passage à Paris-Normandie et au service politique de Nord Éclair, Grégoire Gantois, étudiant en journalisme à l'ISCPA, s'intéresse aujourd'hui à l'actualité écologique et environnementale à Néoplanète.