Loi sur la biodiversité : les ONG sur le qui-vive

L’examen du projet de loi sur la biodiversité va débuter lundi 16 mars. En attendant, les associations de protection de la nature se sont réunies hier pour livrer leur lecture de la loi et leurs revendications.

-flickr

En France, comme partout dans le monde, la biodiversité se dégrade. Sur notre territoire, seuls 22% des habitats naturels sont en bon état de conservation. Si les humains sont à l’origine de cette dégradation, ils en subissent également les conséquences et sont les seuls à pouvoir trouver les solutions collectives pour y remédier. Pour les ONG, cette loi sur la biodiversité est donc une opportunité à saisir pour renverser la tendance et agir concrètement pour freiner son érosion sur notre territoire.

  • Une loi très attendue

La dernière loi sur la nature remonte à 1976. 39 ans après, la loi-cadre sur la biodiversité, dévoilée par Ségolène Royal, a pour but de consacrer une nouvelle approche de la préservation de la biodiversité. Pour la ministre, c’est « un nouveau modèle de développement, de société, de civilisation qui est en jeu ».

Cette loi regroupe six textes essentiels pour la transition écologique, allant de la simplification administrative à la protection de la faune et de la flore en passant par le renforcement du lien entre biodiversité et développement économique. Un appel à projet lancé en juin consacrera d’ailleurs 60 millions d’euros à des projets innovants en matière de biodiversité.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB), parrainée par l’astrophysicien Hubert Reeves, verra bientôt le jour à la demande des associations, et regroupera de nombreux organismes acteurs de la biodiversité. C’est elle qui sera chargée de sélectionner les projets.

  • Les ONG globalement satisfaites par les mesures proposées

Les représentants des organisations telles que de la Ligue de Protection des oiseaux (LPO), Humanité & BiodiversitéFrance Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot ou encore WWF ont salué ces textes de loi qui apportent une vision dynamique de la biodiversité. Ils se sont notamment félicités de la création de nouveaux outils comme les zones prioritaires pour la biodiversité permettant de rendre obligatoires certaines pratiques agricoles nécessaires pour la conservation d’une espèce sauvage, ou encore du renforcement des sanctions contre les trafics d’espèces.

Par ailleurs, ils regrettent que davantage de dispositions n’aient été prises, notamment sur la reconnaissance du caractère sensible de l’animal sauvage, ou l’interdiction de certains insecticides néfastes pour les pollinisateurs sauvages ainsi que la santé humaine. Les associations regrettent également que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, acteur crucial des projets en matière de biodiversité, soit complètement absent de ce grand dispositif.

Débats à suivre à l’assemblée à partir de lundi 16 mars.

Retrouvez l’ensemble des textes de loi ici.

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Apprentie journaliste à l'Université de Liège en Belgique, amoureuse des chats, experte en rien mais passionnée par tout. Soucieuse de l'environnement, elle a posé ses valises chez Néoplanète.