Biobelt en guerre contre les moustiques-tigre

BioBelt-Ambiance2-Module-PiegeUne innovation écologique franco-allemande qui s’attaque aux moustiques-tigre ? La Biobelt, une ceinture de modules-pièges,  de la société HBM Distribution, permet de chasser de nos jardins ces envahisseurs vecteurs de virus. Article paru dans le Parisien du lundi 27 janvier 2014.

L’Aedes albopictus, plus connu sous le nom de « moustique-tigre », est arrivé en France en 2004. Cet insecte tropical venu du sud-est de l’Asie, porteur de maladies infectieuses comme la dengue ou le chikungunya, a su s’adapter aux climats tempérés au grand dam de la population qui subit une invasion de ces moustiques du printemps à l’automne.  Pour les contrer, la société HBM Distribution a mis au point une ceinture spéciale, la Biobelt, adaptée aux jardins, terrasses et autres espaces extérieurs. Développée par une équipe d’entomologistes allemands  en 2011, cette innovation française s’avère être le premier dispositif écologique contre ce moustique prêt à tout pour se gorger de sang, avec un petit faible pour la ville. « Une fois qu’il est installé quelque part, il suit les humains jusque dans les voitures, souligne Dominique Hauptmann, le président d’HBM Distribution. Tout l’arc méditerranéen est touché. »  L’atout de cette ceinture? « Il existe d’autres systèmes qui ont déjà adopté ces principes, mais la grande différence avec Biobelt est que nous l’avons fait à une échelle beaucoup plus grande. » Fort utile lorsque l’Organisation Mondiale de la Santé considère le moustique-tigre comme un « problème croissant en Europe ».

La chasse aux moustiques est déclarée

Moustique-Aedes Albopictus1En alerte constante, la Biobelt se place dehors, « ceinturant » la maison afin de créer une sorte de barrière protectrice autour de la zone concernée. L’innovation se focalise sur les mécanismes biotiques qui permettent aux moustiques d’identifier leurs proies grâce à deux marqueurs : le CO2 et la chimie interne de leur victime, autrement dit les acides lactiques que nous produisons lors d’un effortLes moustiques sont alors attirés par les modules pièges de la ceinture qui libèrent ces deux marqueurs. Arrivés à proximité, ils sont aspirés grâce à un ventilateur inversé puis capturés dans un filet où ils meurent déshydratés. Une baisse de densité de la colonie des moustiques est ainsi observée pendant leur période de chasse« C’est un réseau logique de pièges qui permet non seulement de multiplier en volume la capture (…) mais aussi d’isoler la zone », précise Dominique Hauptmann. Afin d’éviter le gaspillage de dioxyde de carbone libéré par la machine, on peut régler la distribution selon l’heure et le nombre de moustiques présents, sachant que l’Aedes albopictus ne chasse pas la nuit.

Un avenir pour le grand public ?

HBM Distribution cible actuellement une clientèle haut de gamme ainsi que les professionnels de la restauration et l’hôtellerie qui peuvent se procurer ce système non polluant dans les jardineries, magasins de bricolages et certaines pharmacies. Mais la PME située dans la région PACA compte densifier son offre. Elle a déposé il y a 6 mois un brevet pour qu’une machine extérieure à la Biobelt récupère le dioxyde de carbone dans l’air et le rejette dans les modules-pièges de la ceinture. Ce mécanisme permettra de faire baisser le coût de ce dispositif, qui est aujourd’hui de l’ordre de 4 000€.

Chiffre d’affaires : 600 000€ ; Effectif : 4 ; Points de vente : jardineries, magasins de bricolages, pharmacies ; Prix du budget d’équipement : 4 000€ (pour une ceinture avec 8 modules-pièges couvrant une surface de 250m3 – 350m3) ; Prix saisonnier : 300€ – 500€ ; Siège : Vence (6)

 

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Venue tout droit des États-Unis, Charlotte est rentrée en France pour faire ses études de journalisme à l'ISCPA - Paris. Après une première expérience de journalisme culture dans le Web, elle se tourne vers l'environnement et les animaux avec Néoplanète.