Envoyé Spécial : les dérives du bio business

Hier soir, l’émission Envoyé Spécial, diffusée sur France 2, a consacré un reportage sur le bio business. Va-t-on vers un bio à deux vitesses ? Laurent Hakim et David Da Meda ont enquêté sur cette nouvelle planète du bio qui se révèle un bon business, et sur les premiers bio-tricheurs qui font leur apparition.

La consommation du bio est en pleine expansion : en moyenne en hausse de 12 à 15% chaque année. Un quart des Français se déclare consommateur régulier. Pourtant, l’exploitation des terres en agriculture biologique ne suit pas, et notre pays a recours à l’importation pour satisfaire la demande. La grande distribution surfe sur cette mode du bio, en faisant parfois exploser les prix, ou en se révélant peu exigeante sur les normes sociales ou les bilans carbone.

On apprend ainsi que les fraises certifiées AB provenant d’Espagne sont ramassés par des ouvriers étrangers sous-payés, alors que le chômage atteint des niveaux records dans ce pays. Autre dérive : de nouvelles exploitations biologiques ressemblent à s’y méprendre à leurs voisines conventionnelles avec une taille quasi industrielle, loin de l’esprit des pionniers… Le reportage met aussi en lumière l’opacité de certains coopératives bio qui ne souhaitent pas communiquer sur cette nouvelle manière de faire du bio. A l’inverse, le reportage met en valeur l’éthique des enseignes 100% bio privilégiant le local, le respect de l’environnement mais aussi des producteurs.

Pour aller plus loin, on attend avec impatience la sortie en mai prochain du livre évoqué dans le reportage : il évoquera le passage de la bio alternative aux dérives du bio business (éditions Agone). Entre marketing et révolution, quel sens donner à la bio ?

L’émission proposait également une enquête sur la Fondation Bill Gates. Pour la revoir, direction www.pluzz.fr

Plus d’infos  sur le site d’Envoyé Spécial





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