Bimini Place : un point vert dans la jungle urbaine de Los Angeles

Après Bedzed à Londres et Fribourg en Allemagne, le 117 Bimini Place à L.A. est un écovillage d’un nouveau genre. Réhabilité après son abandon lors des émeutes de 1992, l’immeuble n’a rien des écoquartiers flambants neufs et équipés de technologies innovantes que l’on a l’habitude de se représenter. Il est seulement le résultat de la bonne volonté de ses 35 habitants et de la fondatrice Lois Arkin, qui a souhaité « démontrer qu’on peut vivre mieux, tout en limitant son impact sur l’environnement » (source lemonde.fr). Les habitants ont voulu créer des logements totalement écologiques : chasses d’eau économiques, ampoules basse consommation, poubelles sélectives. Chacun alimente le tas de compost du jardin. Le sol de l’escalier ? Des pneus recyclés. Les dalles de moquette ? Elles viennent de chez InterfaceFlor (une entreprise qui loue les dalles et les remplace quand elles sont usées, afin de les recycler). Les légumes et les fruits ? Achetés en gros à un producteur biologique de la ville. Trois appartements seront bientôt alimentés par des panneaux solaires. Et tous ont adopté le vélo, ce qui constitue un sacrifice immense pour les habitants d’une mégapole aussi étendue. Les habitants veulent aujourd’hui que le phénomène s’étende à d’autres quartiers de la ville. Il ne suffit plus en effet que de convaincre les stars d’Hollywood d’adopter la vélib’attitude…

Par Alexandrine Chaillou

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Tout juste diplômée en lettres et communication, Alexandrine fait ses débuts de journaliste au sein de la rédaction de NEOPLANETE. Elle s'occupe aujourd'hui principalement du contenu du site internet.