Comment bien choisir son poulet ?

moalim-ali-096-003_A5Comment choisir un poulet en supermarché ? Tout sur les catégories, les labels et la réglementation.

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Version écrite de la chronique

Les poulets ont des goûts très différents selon la manière dont ils ont été élevés. On les a donc répertoriés en 5 catégories: tout d’abord, le poulet industriel, souvent gros et fade à cause de son alimentation peu variée et de sa croissance chimique trop rapide. Il est riche en graisse puisqu’il ne se dépense jamais.

Vient ensuite le poulet « certifié conforme », on l’appelle aussi « poulet industriel supérieur ». Pourtant il n’y a pas vraiment de différence, à part qu’il respecte un cahier des charges pas très regardant.

On commence à avoir du goût avec le « Label Rouge ». Car à ce stade, la réglementation devient plus sérieuse: l’animal a de la place pour courir et sa nourriture est saine. Du coup il est ferme et parfumée.

Quant à l’AOC ou poulet  « d’appellation d’origine contrôlée » il est plus raffiné car les menus sont adaptés à son âge. Ce label garantit en plus une qualité du terroir. Enfin, vient le poulet issu de l’agriculture biologique. Il est tendre et a le goût de la ferme. C’est normal, il ne mange que des produits bio donc pas de pesticides, d’engrais, ni d’OGM. C’est le poulet haut de gamme! La raison est simple : c’est un poulet plus heureux que les autres !

Quand il s’agit de le choisir dans une grande surface c’est une autre paire de manches!

C’est une prise de bec ! Pour vous aider, deux techniques: lire et regarder. Chaque emballage et chaque viande a une caractéristique. Le poulet standard a une chair blanche et flasque. Son étiquette est minimaliste: prix, poids, adresse de la coopérative. Le « Certifié conforme » lui ressemble. Le Label Rouge, lui, est nettement plus gros, logique car sa durée de vie est 2 fois plus longue. C’est aussi le seul qui a des pâtes noires ou dont la chair est jaune. Il a un numéro de série marqué sur l’étiquette. Quant au poulet Bio, il est ferme, onctueux et affiche sur l’emballage le nom du producteur et le label AB vert et blanc. Enfin, le poulet AOC, il n’y en a qu’un c’est le poulet de Bresse. Alors n’attendez pas que les poules aient des dents pour acheter de manière responsable.

La chronique « Environnement » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce mardi 17  septembre 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.