Beyoncé : « Je n’ai pas toujours été un modèle »

Beyonce Knowles 112408Celle que l’on surnomme Bee (abeille, en anglais) a prêté récemment sa voix – dans la version US – à une mini majesté écolo siégeant au milieu d’une forêt en danger dans Epic, un long métrage d’animation. Rencontre avec une star cosmique devenue eco-friendly sur le tard…  A lire dans le Néoplanète n°38

Après avoir joué une reine microscopique qui tentait de protéger une forêt, que faites-vous pour rendre cette planète plus vivable ?

Je suis très fière d’avoir participé à ce film. Je trouve que c’est un moyen intelligent pour alerter, mieux sensibiliser les jeunes sur la fragilité de notre environnement. Je pense que le message passe mieux lorsqu’on propose aux enfants un vecteur ludique. Je sais à quel point notre Terre va mal et cela me consterne autant que vous. Nous devons changer nos habitudes mais cela prend du temps. A commencer par moi. J’en ai conscience, je n’ai toujours pas été un modèle à ce niveau-là…

beyonce_epic_pressQu’est-ce qui vous a fait prendre conscience qu’il fallait agir ?

La naissance de mon enfant ! L’idée même de lui laisser en héritage une planète souillée a provoqué chez moi une envie de ne pas rester les bras ballants. J’ai compris aussi que la notoriété pouvait me servir à faire passer certains messages !

Pensez-vous que nos décideurs font ce qu’il faut pour que les choses évoluent dans le bon sens ?

Avant d’être une question politique, la protection de l’environnement est une question individuelle. Le problème, c’est que nous avons longtemps attendu des gouvernements ou de nos institutions qu’ils agissent à notre place. Or la survie de la planète passe par chacun d’entre nous, par nos actions ! Il est temps que nous nous comportions comme des adultes. Que nous nous auto-responsabilisions. L’équation est simple : soit, nous nous bougeons, soit, à plus ou moins long terme, nous disparaissons. Cette planète est notre maison. Elle nous accueille. Elle nous nourrit et nous permet de vivre. Mais ne nous leurrons pas, avant nous, les dinosaures et certaines espèces animales ont disparu en raison d’éléments extérieurs. Nous pourrions bien être les prochains sur la liste. La grosse différence, c’est que les dinosaures se sont pris de plein fouet une météorite qui provoqua une chute des températures. Ils n’étaient en rien responsables. Nous, nous sommes les artisans de notre propre malheur !

Que préconisez-vous ?

L’essentiel, c’est de comprendre qu’il y a urgence sans pour autant montrer du doigt ceux qui sont plus lents à la détente ! Culpabiliser les gens, ça ne sert à rien. Nous sommes humains, nous avons suivi une éducation et parfois nos parents, notre famille ou nos professeurs ne nous ont pas montré comment préserver notre environnement. Il faut donc nous sevrer de nos mauvaises habitudes, de notre façon de consommer. Cela peut être un « travail » que l’on fait soi-même et si le bon sens ne vous saute pas aux yeux, alors interrogez ceux qui peuvent vous expliquer les conséquences de vos gestes quotidiens. Toutes les bonnes volontés doivent être mobilisées.

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Frank ROUSSEAU, grand reporter et pur produit de la mondialisation ! Elevé en partie en Afrique, au Canada, en Nouvelle Calédonie. Eduqué en France puis dans les Universités américaines, il se passionne ensuite pour l’histoire de l’art et celles de civilisations avant d’intégrer le Figaro Quotidien. Journaliste freelance, il partage désormais son temps entre l’oligopole de Los Angeles et un petit village des Yvelines…