BEN STILLER ET AMY ADAMS : l’avenir de la planète, c’est moins drôle que « La Nuit au Musée 2 »!

Ils sont à l’affiche en ce moment de la comédie désopilante « La Nuit au Musée 2 ». Nous connaissions le sens de la répartie de Ben et la capacité à nous émouvoir de Amy. Nous ignorions que ces deux-là avaient en plus une « green conscience »….

AMY ADAMS « dans ma famille de Mormons nous étions les pros de la récup’ »

« J’ai été élevée dans une famille de Mormons, au beau milieu d’une tribu de sept frères et sœurs. Chez les Mormons, comme vous le savez, il n’y a pas de petites économies. Bref, le recyclage, je connais ça depuis que je suis née. A l’époque, on appelait  plutôt ça  faire de la récupération. Cela ne signifiait pas pour autant que nous faisions les poubelles ! (rires).
En fait, nous avions pour principe de ne jamais jeter nos fringues. Combien de fois, j’ai vu ma mère détricoter ses pulls en laine aux couleurs un peu passée – laine qu’elle teignait –  pour tricoter des écharpes sympas pour ses enfants.  Ou bien réutiliser ses vieux jeans pour confectionner des sacs pour les courses ou le sport. Et quand vraiment le tissu n’était plus « exploitable », elle fabriquait des petites tentes en patchwork pour les plus jeunes d’entre nous. Son imagination était sans limite !
Mais sa grande spécialité c’était de faire des fringues originales avec de vieux vêtements ringards. Dans ma famille, nous n’avions pas les moyens de suivre la mode et comme avec mes sœurs, nous rêvions bien sûr être coquettes, maman se pliait en quatre pour nous confectionner avec les moyens du bord, des robes ou des hauts copies conformes à ce qu’on pouvait trouver dans les magazines tendance. De l’eau à couler sous le pont depuis mais bien souvent, je me dis que je ferais bien, moi aussi, d’investir dans une machine à coudre. Au delà des économies substantielles que l’on peut réaliser, on peut se créer un style pour le coup vraiment personnel ! »

BEN STILLER  « nous avons trop tiré sur la corde »

« Quand je parle avec mes amis d’écologie, les plus dubitatifs  d’entre eu me répondent : « Tu perds ton temps Ben ! Ce que tu fais, ça ne fera pas changer la face du monde ! ». J’ai alors envie de leur rétorquer : « Vous avez raison les gars, partant de ce principe, on devrait tout de suite se mettre la tête dans le sable et couler du béton dessus ! C’est justement toutes nos actions individuelles qui, cumulées, feront bouger les choses ».
S’il y a bien un comportement que je ne supporte pas ce sont ceux qui attendent les bras ballants que le monde dans lequel nous vivons s’auto-répare sans que l’homme intervienne. Eh oui,  vous avez encore des gens qui estiment qu’il faut laisser: «Faire la Nature ! », « Qu’elle est là pour ça », « Qu’elle peut panser ses plaies toute seule »
Non, désolé, la Nature n’est pas là absorber notre mauvaise gestion environnementale mais pour vivre en parfaite harmonie avec nous !  Elle est finie cette époque où nous pensions que la planète pouvait «digérer » toutes les erreurs causées par l’homme ! Nous avons trop tiré sur la corde et si nous ne voulons pas que cette corde devienne celle qui nous pend, il faut que nous soyons capables de nous regarder en face et de nous réformer en profondeur ! « 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Frank ROUSSEAU, grand reporter et pur produit de la mondialisation ! Elevé en partie en Afrique, au Canada, en Nouvelle Calédonie. Eduqué en France puis dans les Universités américaines, il se passionne ensuite pour l’histoire de l’art et celles de civilisations avant d’intégrer le Figaro Quotidien. Journaliste freelance, il partage désormais son temps entre l’oligopole de Los Angeles et un petit village des Yvelines…