Au Pérou, ces femmes qui rêvent de touristes

Au Pérou, ces femmes qui rêvent de touristesUne fois par an, chaque village reçoit deux volontaires de l’international.

Ces derniers participent aux frais d’hébergement à hauteur de deux cents soles par semaine. Ils contribuent à la construction des structures d’accueil avec les habitants : mirador en bambou, parasols de chanvre, panneaux touristiques, ou encore conception de cages en adobe destinées à accueillir les cuyes, un petit mammifère apparenté au hamster dont les Péruviens sont très friands. Les volontaires sont logés chez la présidente de l’association et mangent à tour de rôle dans les autres familles du village. Morgan, Matthew, Katia ou Jessica en ont gardé un bon souvenir. Ils ont envoyé des photos que Marleni conserve précieusement dans un classeur.

C’est l’unique apport financier émanant de l’extérieur. « C’est pour cela que c’est si long », précise Marleni. Cet argent est immédiatement réinvesti pour acheter du mobilier (lit, matelas, table, chaise) et équiper les maisons de gazinières, de toilettes et de douches. Une autre partie est destinée à rémunérer les différentes familles en charge de recevoir les volontaires, quinze soles pour le gîte, vingt pour le couvert. Enfin, Aedes prend une commission de quarante soles pour chaque volontaire qu’elle enverra dans les villages. Autant dire qu’il ne reste plus grand-chose à la fin !

Pour subvenir à ses besoins, l’association Manuel Toribio Mejia Xesspe doit trouver d’autres recettes. Elle commercialise des produits laitiers : fromage, yaourt et beurre, et organise des polladas (vente de poulets grillés).

 

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