Comment aménager son jardin pour atteindre l’autosuffisance ?

Après avoir passé autant de temps enfermé chez soi, des idées de jardin et potager ont germées dans la tête de beaucoup de français. Cultiver soi-même ses fruits et légumes et avoir le plaisir de déguster le produit de son dur labeur est une expérience enrichissante et un premier pas vers l’autosuffisance, rêve de beaucoup d’entre nous. Que vous ayez un appartement avec un petit balcon ou une maison avec un grand jardin, se lancer dans l’aventure est envisageable, et, quelles que soient les raisons de votre motivation, il vous faudra préparer et organiser vos idées pour atteindre l’objectif. On vous explique comment faire.

Étape 1 : définir ses besoins

Le premier pas vers la création du potager, qui paraît évident, mais qui est absolument nécessaire, c’est de savoir ce que vous voulez planter en fonction de vos envies, de vos besoins et de vos possibilités. De la création de cette « liste d’envies » va dépendre la réussite du potager. Aussi, elle va permettre la bonne gestion du matériel, de l’espace, des quantités, etc. Pour cette première étape, il faudra prendre en compte le nombre de personnes qui profiteront des aliments récoltés, de votre consommation au fil des saisons et de la place dont vous disposez.

Étape 2 : définir l’emplacement

Évidemment, cette étape va dépendre de vos possibilités. Si vous disposez de peu d’espace sur un balcon, il vous faudra envisager des techniques, des astuces et des systèmes de cultures pour gagner de la place. Pensez à des méthodes comme la culture verticale ou aux jardins surélevés, faciles à réaliser avec très peu de matériel et un peu d’imagination.

Pour ceux qui en revanche disposent d’un grand jardin, laissez libre cours à votre imagination tout en prenant compte de la disposition des végétaux et arbres qui existent déjà. En effet, il n’est surtout pas question de venir raser un arbre parce qu’il gêne, mais plutôt de s’y adapter.
Sachez qu’une parcelle d’environ 10 m x 10 m permet de nourrir une famille de quatre personnes.

Ne sous-estimez pas l’orientation, même si de nombreux légumes poussent à l’ombre, optez dans la mesure du possible pour un emplacement bien ensoleillé sud-sud-ouest.

Étape 3 : penser au voisinage

Cette étape consiste à anticiper et imaginer la disposition de vos futures plantations, car plus vous serez préparé, moins vous serez dépassé et plus d’espace vous gagnerez. Il est aussi très important de penser à la répartition des fruits et légumes, c’est-à-dire qui sera voisin de qui. Certaines « associations » sont très bénéfiques, car elles sont complémentaires et permettent donc d’augmenter la productivité et le rendement.

Par exemple la tomate est compagne du chou, car elle éloigne la mouche du chou et les papillons. Le poireau est compagnon de la carotte, car le premier, grâce à son odeur forte, va chasser les mouches de la carotte tandis que celle-ci va repousser la teigne du poireau. Attention par contre, au contraire, certaines associations sont à éviter comme le brocoli avec la fraise ou la carotte avec la betterave.

Dans cette étape, il est aussi astucieux de penser aux « auxiliaires », qui sont des petits insectes utiles au bon fonctionnement du potager. Vous pouvez donc envisager, si l’espace vous le permet, de créer une sorte d’hôtel à insectes en plantant des fleurs à pollen pour que les insectes pollinisateurs soient attirés et viennent y installer leur petit nid. Ils seront ainsi à proximité de votre potager qu’ils prendront un malin plaisir à venir nettoyer.

Pour cela, il est important d’utiliser le moins de produits chimiques possible, de privilégier les anti-pucerons et les désherbants 100 % naturels que vous pouvez fabriquer vous-même.

Étape 4 : apprendre la rotation de culture

La rotation de culture consiste à ne pas cultiver deux fois les mêmes plantes, ni des plantes de la même famille, au même endroit. L’avantage de cette méthode est que la variété que vous planterez pourra se nourrir des nutriments laissés par la variété qui l’a précédé.

Cette étape vient en complémentarité de la précédente et va permettre au potager de rester actif toute l’année, d’éviter les maladies, la colonisation de nuisibles et de ne pas appauvrir le sol. Par exemple, planter la première année des haricots, la seconde année de l’ail et la troisième des aubergines.

Conseils

La conservation des aliments est un élément important qui permet d’atteindre l’autosuffisance en apprenant à gérer les stocks et les récoltes. En effet, profiter de ses récoltes toute l’année et pas seulement pendant une saison est possible et astucieux en plaçant, par exemple, des légumes en bocaux, en les congelant ou en les faisant sécher.

Pensez à optimiser un maximum vos récoltes en récupérant, par exemple, les graines de courge pour les faire griller, ou encore les racines du poireau et les pommes de terre germées pour les replanter.

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