Allergies : alerte sur l’ambroisie

Selon l’Organisation Mondial de la Santé (OMS), l’allergie est la quatrième maladie de la planète en termes de nombre de personnes touchées. Quant au pollen de l’ambroisie, il peut provoquer des réactions allergiques : 6 à 12 % de la population y sont sensibles. Il suffit de cinq grains de pollen par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent.

L’ambroisie ? C’est une mauvaise herbe, de la famille du tournesol. Sous la forme de buisson, cette plante sauvage peut dépasser le mètre de hauteur. Elle progresse dans différentes régions. Si le quart sud-est de la France est le plus touché, avec notamment la vallée du Rhône, d’autres secteurs comme le Poitou-Charentes, les Pays de Loire, le Centre ou encore la Bourgogne commencent à être infestés. Les spécialistes s’accordent à dire que la plante, au pollen fortement allergisant, a désormais envahi une zone allant de Bordeaux à Bucarest. Il suffit de quelques grains de ce pollen par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent chez les personnes sensibles : des rhinites survenant en août et septembre, associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires – tels que la trachéite, la toux -, et parfois urticaire ou eczéma. Pire encore : dans 50 % des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou l’aggraver.

Face à ces risques sanitaires accrus, un comité parlementaire de suivi du risque ambroisie a créé mercredi 13 avril dernier. Trois députés sont à l’origine de cette initiative : Jacques Remiller, député-maire de Vienne, Jean-Marc Roubaud, député-maire de Villeneuve-lès-Avignon, et Alain Moyne-Bressand, député de l’Isère. La lutte contre l’ambroisie est désormais inscrite dans le Plan National Santé Environnement 2 au titre de la prévention des allergies. Les objectifs à atteindre en 2013 sont clairs : réalisation d’une cartographie nationale qui sera actualisée chaque année, permettant une meilleure surveillance, définition d’actions de lutte ou de contrôle adaptées en fonction de chaque secteur, rédaction d’une règlementation nationale rendant obligatoire la lutte contre cette plante.

Concernant le repérage des plantes, les positions divergent. Il est bien connu que l’ambroisie se développe dans des milieux ouverts où la terre est dénudée, comme les chantiers, les jachères, mais aussi dans les grandes cultures, notamment dans celles de tournesol. Si les députés prônent la réalisation d’une cartographie nationale actualisée chaque année, l’Association française d’étude des ambroisies (Afeda) rappelle qu’elle a mis au point une méthode de télédétection de l’ambroisie par satellite qui permet de repérer cette plante qui pousse très vite en juillet et doit être éliminée dans de brefs délais. Pour elle, il est inutile de faire des cartographies (longues à réaliser) puisque la localisation des plantes change tous les ans avec l’agriculture. Reste que tous souhaitent une destruction massive de l’ambroisie.

Plus d’infos : www.ambroisie.info

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone