Allaitement : A quel sein se vouer?

La Semaine de l’allaitement se tient jusqu’au 21 octobre. Une occasion de sensibiliser les femmes aux bienfaits de cette pratique naturelle qu’elles boudent. Manque d’informations, pression des marques du lait industriel, revendication féministe… les raisons sont multiples.

Par Roxane Clément et Delphine Rabasté

L’allaitement en chiffres

En 1972, les femmes étaient 37% à donner le sein et plus de 53% en 1998. Aujourd’hui, elles restent nombreuses dans les premiers jours (69%), mais cela chute dès le 1er mois de sevrage de l’enfant : 54% après quatre semaines et 32% au 3ème mois.

Un des taux les plus bas d’Europe, d’après le rapport du ministère de la Santé sur l’allaitement : « plus de 95% [des femmes allaitent] en Finlande et en Norvège, plus de 90% en Suède et au Danemark, 85% en Allemagne, 75% en Italie et 70% au Royaume-Uni. »

Pourquoi allaiter ?

Dans « Le guide de l’allaitement maternel », l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) note plusieurs avantages à donner le sein :

  • Procurer à l’enfant la meilleure alimentation. Vitamines, sels minéraux, oligoéléments, sucres, graisses, protéines… le lait maternel couvre tous les besoins du bébé et évolue même selon ses besoins (par exemple, il contient des composants soporifiques le soir).
  • Etablir un lien privilégié. Le contact ‘peau à peau’ favorise la confiance et l’attachement.
  • Protéger sa santé. Le lait maternel contribuerait à réduire le risque d’allergies des enfants, à leur faire profiter des anticorps maternels (donc du système de défense immunitaire de la mère) et à prévenir les allergies ou l’obésité.

Cependant,  certains produits (caféine, nicotine, alcool… et même des résidus de pesticides !) peuvent se retrouver dans le lait maternel. Attention aux traitements médicamenteux que vous prenez ou à votre alimentation pendant cette période.

L’allaitement vu d’ailleurs

  • Aux Etats-Unis, l’Etat de Washington a interdit toute discrimination contre l’allaitement en public, et la ville de Seattle l’a même reconnu comme une liberté civile à part entière.
  • Au Royaume-Uni, des lieux sont réservés à l’allaitement.
  • En Suède, les jeunes mères continuent à être rémunérées 4 mois après l’accouchement pour pouvoir allaiter.

 

En page 2 : les femmes françaises allaitent moins qu’avant. Pourquoi ?

En page 3 : allaitement et féminisme sont-ils compatibles ?

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