Algues vertes : le Conseil général des Côtes-d’Armor se mobilise déjà depuis 20 ans

Alors que le Premier ministre François Fillon a promis jeudi une mission interministérielle sur la gestion du risque des algues vertes, le Conseil Général des Côtes d’Armor réaffirme son action de lutte contre la prolifération de ces algues hautement toxiques.

Photo : www.bretagne-environnement.org / CEVA

En effet, une étude commandée par le ministère de l’Ecologie après la mort d’un cheval fin juillet dans la baie de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d’Armor) a confirmé que la décomposition des algues vertes pouvait émettre des gaz potentiellement dangereux pour la santé à certaines concentrations.

Depot d'algues vertes sur l'Estran - CEVAL’action du Conseil Général des Côtes-d’Armor s’articule depuis une vingtaine d’années autour de trois axes :

– Connaissance du phénomène
En 1982, le Conseil général a pris l’initiative de créer le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA), basé à Pleubian, pour mieux comprendre le phénomène des marées vertes. Cette structure est aujourd’hui une référence dans ce domaine. En s’appuyant sur les travaux de l’IFREMER, elle a apporté de nombreux éléments de compréhension de ces phénomènes, qui permettent aujourd’hui d’avancer vers des solutions.
Le CEVA assure, en complément, un suivi des plages de l’ensemble du linéaire côtier breton.

– Action curative
Les élus locaux, confrontés aux marées vertes, sont amenés à procéder à des ramassages coûteux. Le Conseil général les aide alors financièrement depuis 1987 à hauteur de 80 % du coût du ramassage (voire plus de 90 % dans le cas de Saint-Michel-en-Grèves) pour une charge financière qui, selon les années, est comprise entre 200 000 et 300 000 €.

– Nécessité d’action préventive

Le ramassage est nécessaire pour des raisons d’hygiène et de santé publique. Cependant, il représente un coût important et ne doit pas occulter la nécessité d’agir à la source. Le Conseil général a mis en place des opérations de reconquête de la qualité de l’eau sur les bassins versants débouchant dans les baies concernées, d’abord à titre expérimental sur la baie de Saint-Michel-en-Grèves, puis dans le cadre d’un programme Prolittoral qui a pris une dimension régionale. Les collectivités locales se sont grandement impliquées et sont à présent les maîtres d’ouvrage de ces programmes qui ont permis des avancées significatives : sensibilisation des acteurs, travaux de mise aux normes des élevages, changements des pratique de fertilisation etc.

Le Conseil général a mis en œuvre tous les moyens dont il disposait pour faire face aux marées vertes. Il attend à présent que l’Etat s’investisse :
•    en aidant financièrement les agriculteurs qui acceptent de faire des efforts conséquents dans leurs pratiques
•    en mettant en place une réglementation adaptée.

Affaire à suivre…

www.ceva.fr

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Tout juste diplômée en lettres et communication, Alexandrine fait ses débuts de journaliste au sein de la rédaction de NEOPLANETE. Elle s'occupe aujourd'hui principalement du contenu du site internet.