Affichage environnemental : le GreenCode Info

Depuis le 1er juillet est entrée en application l’expérimentation sur l’affichage environnemental des produits de grande consommation. 168 entreprises se sont engagées sur une durée d’un an, avant une possible généralisation. Pour faciliter l’accès aux données environnementales des produits, la société Greenext propose un service dématérialisé : GreenCode Info.

Les profilers existent même dans l’écologie. Greenext est spécialisé dans le « profilage » environnemental des produits de notre quotidien. Alimentation, entretien, hygiène… 500 000 produits sont répertoriés dans sa base de données.

Pour rendre accessible ces informations, la société a créé GreenCode Info, un service web et mobile (disponible pour iPhone et Android) destiné au consommateur. En scannant le code barre ou le QR code, ou en entrant le type de produit, le libellé ou la marque, les informations environnementales des produits apparaissent, présentées sous la forme d’une moyenne selon sa famille (ex : des coquillettes dans la famille des pâtes) et son rayon d’appartenance.

« Grâce à nos outils d’analyse, les professionnels disposent désormais des moyens pour tester et optimiser leurs processus de travail, chaînes de production et d’approvisionnement, confie Caroline Alazard, présidente de Greenext. Avec GreenCode Info, ce sont les consommateurs qui disposeront d’un espace d’informations totalement nouveau, simple d’utilisation et facile à comprendre pour les guider dans leur apprentissage vers une consommation durable. »

Et pour Greenex, la consommation durable se présente sous une forme semblable à celle que nous connaissons pour l’étiquette énergétique des appareils d’électroménager : les résultats apparaissent au moyen d’une note de A à G par critère d’impact. Sont pris en compte : l’impact sur le changement climatique avec le CO2, l’impact sur l’eau avec l’eutrophisation et l’impact sur l’air avec l’acidification atmosphérique.

Le tableau récapitulatif informe ainsi que 100 grammes de coquillettes Auchan bio émettront 160 grammes de CO2 ou rejettront 150 milligrammes d’ions phosphates dans l’eau, ou que les spaghetti fraîches Carrefour emmetent 200 grammes de CO2 mais rejettent 130 milligrammes d’ions phosphates dans l’eau.

Comment ces impacts ont-ils été calculés ? D’après la base de données de Greenext qui reprend presque tous les produits de grande consommation en France. Quand les éléments sont fournis par la marque, le calcul est précis. Sinon, il se fait par moyenne grâce à des données représentatives du marché (production, transport, possibilités de recyclage etc.).

Pourquoi cette initiative ? C’est un exemple de solution proposée, parmi d’autres, pour répondre aux exigences de l’article 228 de la loi Grenelle 2 : « Une expérimentation est menée, pour une durée minimale d’une année, afin d’informer progressivement le consommateur par tout procédé approprié du contenu en équivalent carbone des produits et de leur emballage, ainsi que de la consommation de ressources naturelles ou de l’impact sur les milieux naturels qui sont imputables à ces produits au cours de leur cycle de vie. Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement évaluant l’opportunité d’une généralisation de ce dispositif. » Un plus pour Jean-Marc L’Huillier des Mousquetaires (associés au cabinet Greenext) qui précise que « la réglementation aide à progresser, à passer d’une consommation de masse à une consommation réfléchie. »

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