A ne pas louper ce soir : « Le sable : enquête sur une disparition »

Des travaux de renflouement en actionLe sable ? Oui, c’est beau, on a envie d’y mettre les pieds, et alors ? En partant du constat que les plages disparaissent un peu plus chaque année à travers le globe (ce que nous ne voyons pas lorsque nous faisons des châteaux de sable), le réalisateur français Denis Delestrac a mené l’enquête durant deux ans sur cette ressource naturelle que l’on trouve aussi bien dans nos dentifrices que dans nos maisons. Non renouvelable, elle est la plus consommée sur la planète après l’eau et risque bien de mener à une véritable guerre si rien n’est fait pour trouver une alternative à sa disparition.

« Le sable : enquête sur une disparition » est diffusé ce soir, à 20h50 sur Arte.

Deux cents tonnes de sable sont nécessaires pour construire une maisonIl est partout, on en parle peu et pourtant, il risque d’être la future « bombe écologique ». Le sable sert aussi bien à la fabrication de nos cosmétiques et cartes bancaires qu’à la construction de nos maisons (200 tonnes chacune) et autoroutes dont chaque kilomètre engloutit au moins 30 000 tonnes. Et quand on sait que les 2/3 des constructions sont en béton armé, lui-même constitué de 2/3de sable, pas besoin d’être un génie en maths pour comprendre que le sable est avalé à un rythme effréné. C’est simple, ce sont plus de 15 milliards de tonnes de sable qui sont « récoltées » dans le monde chaque année !

Pour faire face à sa pénurie, Dubaï importe du sable d’AustralieSauf que cette matière première bon marché n’est pas inépuisable et qu’elle assouvit, entre autres, les projets les plus mégalos de la planète. C’est ce que montre Denis Delestrac en se rendant notamment à Dubaï. Tout le monde connait ses iles artificielles construites en forme de palmier. Ce chantier a nécessité 150 millions de tonnes de sable pompés au large des côtes ! Maintenant que le sable manque dans le pays, et qu’il n’est pas possible de remblayer avec celui trop rond du désert, il faut bien en trouver autre part. L’émirat importe donc celui d’Australie qui se remplit les poches d’un jackpot de 5 milliards de dollars par an. Pendant ce temps-là, ce sont des bateaux entiers qui viennent déverser le sable d’Indonésie pour alimenter la soif de Singapour qui s’est agrandie de 20% ces 40 dernières années. Quitte à faire disparaitre une vingtaine d’îles indonésiennes…

 

Les plages du monde entier pourraient disparaitre en 2100 si rien n’est fait…. Cliquez page 2 pour lire la suite de l’article ! 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.