A la découverte de Luang Prabang, ville inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité

Parler d’environnement en ville : impossible ? Pas si sûr… La preuve avec ce reportage de Cause à Effets à Luang Prabang, au Laos.

En 1995, la vieille ville de Luang Prabang est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Et l’on comprend pourquoi lorsque l’on parcoure ses rues et venelles fleuries. Ancienne capitale du royaume laotien, elle conserve de cette période temples et maisons traditionnelles. Les bâtiments coloniaux témoignent quant à eux de la période d’occupation française.
La mission du Département du Patrimoine, sous patronage de l’UNESCO, consiste à préserver cet héritage et même à l’embellir ! Ce qui n’est pas chose facile à notre époque où, un peu partout, le béton remplace les matériaux d’antan.

Quand l’unité règne
L’atmosphère de Luang Prabang, bien différente des autres villes d’Asie, ne doit rien au hasard. Certes les rénovations se font correctement, mais il existe également un règlement qui évite par exemple d’avoir une façade en bois traditionnelle accolée à une maison aux couleurs criardes, rose fluo… Les venelles qui relient la grande rue aux arrière-cours, sont pavées de briques rouges, dont les dimensions, particulières, sont produites spécialement non loin de là ! La restauration se fait dans les règles…

Local et traditionnels
Ainsi, lorsqu’une maison « exemplaire » a besoin d’un petit coup de frais, le Département du Patrimoine aide et conseille les propriétaires sur les meilleures façons de réparer. Bois locaux, briques et méthodes traditionnelles… des savoirs souvent oubliés des artisans et qui reviennent à la vie grâce aux recherches et archives du département

Une ville figée ?
Non ! Si l’on qualifie parfois de musée ou de « figée » certaines villes qui mettent sous verre leurs bâtiments, la vieille ville de Luang Prabang est à part. À voir les scènes de vie, les artisans dans la rue, les temples en activités… Il faut savoir également que le Laos, comme bien souvent dans les pays en voie de développement, voit disparaître ses habitations traditionnelles, remplacées par les maisons en béton armé / carrelage céramique : certes plus « moderne », mais dans 50 ans, que restera-t-il de cette part d’histoire ? C’est un patrimoine à conserver. D’autant qu’autour de la vieille ville, protégée, pousse une autre ville où la bétonneuse règne en maitre ! Ouf ! On est sauvé…

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