A (bio)tiful word danse avec les lions

Photographe professionnelle, freelance pour l’agence Sipa Press, Viviane Negrotto s’est envolée fin décembre pour un tour du monde de dix mois. Son but ? Rencontrer ceux et celles qui participent chaque jour à construire un monde plus durable. Tous les mois, elle nous présente un projet éco-conçu.

Une nurserie pour lions, voici comment on pourrait résumer Lion Encounters. Ici, au cœur de la Zambie, on prépare des lions nés en captivité à affronter la vie sauvage. Leur mission une fois adaptés : que leur descendance repeuple certaines zones d’Afrique.

La Savane serait-elle en mal de roi ? Presque. Sur ces trente dernières années, la population des lions a chuté de 80%. Alors Andrew Conolly a décidé de réagir. Ce zimbabwéen a créé un programme en quatre étapes, destiné à réapprendre la liberté à ces fauves captifs.

Etape 1 : intégrer les lionceaux âgés de trois semaines au bush pour qu’ils s’habituent aux sons, aux odeurs et qu’ils récupèrent leur instinct.

Etape 2 : une fois qu’ils sont a l’aise dans le bush (de six semaines à dix-huit mois) et avec les humains ils sont emmenés en ballade. C’est cette étape là qui permet à Lion Encounters de s’autofinancer. Pour 120 dollars, les touristes se voit offrir une heure et demie ballade avec ces félins fascinants. L’occasion d’apprendre à connaître le roi de la jungle du coussinet des pattes au bout de la crinière. Peu farouche, les lions prennent la pose et jouent les stars sous les objectifs des touristes avides de clichés sauvages. Viviane Negrotto, notre photographe-baroudeuse a craqué pour deux lionnes : Temi et Tswana.

Ensuite vient l’étape 3 : les lions sont relâchés par  groupe de sept ou dix dans un enclos de 500 hectares exempt de prédateur. Le but : qu’ils apprennent à vivre en société et à chasser seuls. Ils restent là un an ou deux avant d’être « upgradé » dans un espace plus grand : 10000 hectares. En bonus : quelques prédateurs comme les léopards, les guépards ou les hyènes.

L’étape 4, c’est la reproduction. Les lions donnent naissance à des petits qui pousseront leur premier cri libre, au milieu de la savane. Seuls eux, pourront ensuite être déplacés pour repeupler de nouvelles zones. Le Malawi, le Kenya et le Botswana se sont déjà dit intéressés. Seules difficultés, le président Robert Mugabe a exigé que la terre réservée au programme Lion Encounter au Zimbabwe soit rendue aux africains. Pour l’instant, c’est le statu quo et le projet prend du retard.

Si l’initiative vous séduit, ils existe deux moyens  d’aider Lion Encounter. Les plus farouches opteront pour le parrainage en se rendant sur www.lionencounter.com.

Les plus téméraires, eux, pourront aller chatouiller les moustaches de ces imposants félins en se portant volontaire sur place pour quelques semaines.

Retrouvez les reportages de Viviane Negretto sur http://www.abiotifulworld.com/ au travers de photos et d’articles.

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