Sexualité :

8 infos sur ces nymphos d’animaux

Si Charles Darwin est rentré dans l’Histoire en étudiant les mécanismes de l’évolution des espèces, on sait moins qu’il a aussi étudié de très près la sexualité des animaux. Lui s’était intéressé aux balanes, une espèce de crustacés. Dans un petit livre édifiant intitulé Le sex-appeal du crocodile et autres histoires bestiales, paru aux éditions Delachaux et Niestlé, Marc Giraud élargit le spectre à l’intégralité du règne animal. Des noisettes de l’écureuil aux parties fines des dauphins, voici une sélection des plus marquantes galipettes de nos amies les bêtes.

Crédits Editions Delachaux & Niestlé
  • Avant même de parler d’accouplement, n’oublions pas la séduction ! Mâles et femelles confondus rivalisent d’originalité pour faire succomber leur alter ego : certains couvrent leur conjoint de cadeaux comme le mérion superbe qui ramène une fleur dans son bec, d’autres oiseaux réalisent de dangereuses acrobaties… Des substances aphrodisiaques comme l’urine sont aussi très courantes.

 

  • Les rôles « traditionnels » n’échoient pas toujours aux mêmes sexes : chez les hippocampes, ce sont les femelles qui fécondent et les mâles qui accouchent. Chez les serpents jarretières (du nom d’anciens systèmes retenant les chaussettes masculines), les jeunes mâles dégagent même des phéromones féminines pour tromper les plus âgés et s’approcher sans crainte des femelles…

 

Crédits Editions Delachaux & Niestlé
Crédits Editions Delachaux & Niestlé

 

  • La forme, la taille et la position du pénis varient beaucoup d’une espèce à l’autre. De 2 centimètres les bons jours chez le chimpanzé à 3 mètres de long pour la baleine bleue, on est loin d’avoir une quelconque « norme » naturelle. Il prend parfois la forme d’un tire-bouchon (chez le cochon), d’un crochet (chez le crocodile) et chez quelques animaux, le pénis peut se détacher pour aller féconder une femelle (chez l’argonaute) !

 

  • Certaines femelles n’ont pas besoin de s’en préoccuper : des espèces comme les pucerons ou les lézards fouette-queue s’auto-reproduisent. Les femelles lézards développent leurs propres ovules vierges et ne donnent naissance qu’à des filles. Ce phénomène est appelé « parthénogenèse » par les scientifiques.

 

  • La grande variété des modes de reproduction des animaux inclue aussi, contrairement à ce que l’on peut imaginer, les plaisirs solitaires ! Plusieurs espèces de chauve-souris se sont révélées adeptes de la fellation et du cunnilingus. Tout comme les humains, les animaux ne recherchent parfois que leur plaisir…

 

  • …Et tout comme les humains, les animaux sont parfois machos. Certaines femelles dévorent leurs amants, mais les mâles ne sont pas en reste : les requins laissent parfois des marques de dents sur la nuque de leurs partenaires, par exemple. Il arrive aux colverts de harceler brutalement les canes, un comportement que l’on retrouve chez les dauphins.

 

 

Crédits Editions Delachaux & Niestlé
Crédits Editions Delachaux & Niestlé

 

  • Ceux qui disent que l’homosexualité est contre-nature n’ont qu’à bien se tenir. Plus de 450 espèces sont là pour les contredire : des tendres câlins des lionnes aux couples de femelles macaques du Japon en passant par les mâles pingouins montent les copains, l’homosexualité est finalement assez banale chez nos amis les animaux.

 

Comment conclure ? On vous laisse le soin de choisir en ce qui concerne vos ébats, mais dans ce dernier point, il est difficile de ne pas parler d’un autre animal un peu particulier : l’Homme. Si parfois il a tendance à se croire plus distancié des animaux qu’il ne l’est, certains phénomènes naturels le détrompent. Une sensibilité aux phéromones, à l’image de nombre d’espèces, expliquerait par exemple que les femmes qui vivent ensemble en permanence aient leurs règles en même temps. Plus surprenant, cela expliquerait aussi que celles qui étudient de près les singes se synchronisent… Avec les guenons elles-mêmes !

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Marion Lefevre

Etudiante en sciences politiques et désirant faire du journalisme son métier. Jusqu'ici assez peu informée en terme d'écologie, c'est au contact de quelques amis vegan et végétariens que j'ai commencé à m'intéresser aux problématiques environnementales. J'étudierai l'année prochaine au sein d'une université montréalaise, où j'espère bien pouvoir en apprendre davantage sur l'écologie sauce québécoise !