6 points clés pour mieux consommer d’ici 2030

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie propose pour la première fois un scénario à l’horizon 2030 d’une consommation plus respectueuse de la planète et plus économe en ressources. Pour le réaliser, elle s’est attachée à donner une vision prospective fondée sur des changements sociaux, économiques et technologiques déjà amorcés aujourd’hui dans 6 grands secteurs de consommation. Et on se rend bien compte que réduire notre empreinte environnementale n’est pas si compliqué, jugez par vous même.

 

 L’habitat
  • Réaliser 500 000 rénovations par an de logements existants à partir de 2017.
  • Construire 500 000 logements performants par an à partir de 2017.
  • Développer des systèmes de gestion de l’énergie plus performants.
  • Doubler le nombre de constructions en bois d’ici 2030.
  • Réduire à 50% la part des maisons individuelles dans les constructions neuves au profit du petit collectif.
Diminution des émissions de GES entre 2007 et 2030 : 35%

La mobilité

  • Privilégier la combinaison de différents moyens de transports : transports en commun (28% des déplacements en 2030 contre 21% aujourd’hui), véhicules en autopartage, en location, en covoiturage (10% des déplacements urbains en 2030),vélo, marche.
  • Proposer des véhicules plus légers, aux performances techniques adaptées besoins, utilisant des énergies moins carbonées(en 2030 une part de marchés pour les véhicules neufs de 10% de véhicules électriques et 22% d’hybrides rechargeables).
Diminution des émissions de GES entre 2007 et 2030 : 25%

L’alimentation

  • Rééquilibrer les régimes alimentaires pour le bien de notre santé et de l’environnement : diversifier les apports énergétiques et protéiques en augmentant la consommation de céréales et légumineuses, favoriser les ressources locales et de saison, diminuer la consommation de boisons en bouteilles.
  • Réduire drastiquement le gaspillage alimentaire, à chaque étape de la chaîne alimentaire.
  • Améliorer les pratiques agricoles et développer l’éco-conception dans les industries agro-alimentaires.
Diminution des émissions de GES entre 2007 et 2030 : inférieur à 10%

 

La consommation de produits non-alimentaires

  • Allonger la durée de vie des équipements électriques et électroniques (+20%) et améliorer leur efficacité  énergétique (-22% sur la consommation d’électricité spécifique entre 2007 et 2030.
  • Faire réparer, prêter, donner, louer, recycler nos appareils, vêtements, meubles.
  • Améliorer l’éco-efficience des sites de production et développer l’écologie industrielle et territoriale.
Diminution des émissions de GES entre 2007 et 2030 : inférieur à 10%
Les loisirs et la culture
  • Adopter un usage plus raisonné des équipements électroniques : préférer les appareils à durée de vie longue, les conserver le plus longtemps possible, adopter des équipements électroniques combinant plusieurs usages plutôt qu’une multitude d’équipements.
  • Faire évoluer les pratiques de déplacement pour les loisirs : des voyages aériens longue distance moins fréquents, en préférant le rail pour les courtes et les moyennes distances.

 

Les activités tertiaires et les services publics

  • Développer des modes de vie plus sains : moins sédentaires et avec plus d’activités physiques, privilégier un régime alimentaire plus équilibré en vue de diminuer notamment, sur le long terme, la consommation de soins médicaux et de médicaments et les impacts associés.
  • Développer les pratiques économes et peu polluantes : économiser l’énergie, économiser l’eau, trier les déchets, utiliser des énergies renouvelables, privilégier les modes doux et le covoiturage pour les déplacements.

Augmentation des émissions de GES entre 2007 et 2030 : inférieur à 5%

 

 waste-513727_640« Au final, en diffusant massivement les technologies existantes, sans rupture technologique majeure, et en améliorant nos comportements et nos modes d’organisation, nous pouvons réduire de 17%, d’ici 2030, l’empreinte carbone de notre consommation. Les hausses des autres impacts environnementales (acidification, oxydation photochimique et déchets industriels non dangereux) sont maîtrisées. En particulier, la politique de rénovation massive et de construction pourrait générer un volume de déchets en hausse significative (+10%). La politique de valorisation des déchets est donc essentielle« , note l’Ademe.
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