5 faits étonnants sur nos océans

À l’occasion de la Journée mondiale des océans ce 8 juin, voici 5 choses que vous ne connaissiez peut-être pas sur 71% de notre planète.

1. L’algue marine est multifonctions

Algues brunes  © Julie Navarro
Algues brunes
© Julie Navarro

Riches en fibres, en minéraux,et en oligo-éléments dont l’organisme manque souvent, les algues sont pauvres en calories et contiennent de nombreuses vitamines. Autre particularité, elles contiennent de la vitamine B12, ce qui en fait un aliment intéressant notamment pour les végétaliens.

Les algues sont également très prisées pour leur valeur cosmétique. Par exemple, les algues rouges sont principalement utilisées dans les produits hydratants. Les algues brunes comme le fucus sont quant à elle exploitées pour leurs propriétés drainantes dans les cures amincissantes. L’agent gélifiant contenus dans les algues permet de donner une texture crémeuse et ainsi de minimiser les additifs.

2. Il existe une espèce de poisson à sang chaud

Le biologiste Nick Wegner portant un opah tout juste capturé  ©Jcardazzi
Le biologiste Nick Wegner portant un opah tout juste capturé
©Jcardazzi

L’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a récemment publié sa découverte d’un poisson capable de réguler sa température interne, l’opah ou lampris lune. Ce poisson à sang chaud pesant en moyenne 90kg, vit de 50 à 300 mètres de profondeurs et a été découvert au large de la Californie. Afin de maintenir sa température au-dessus de celle de l’eau, l’opah est équipé de branchies qui fonctionnent comme des échangeurs thermiques. Le sang froid vient se charger en oxygène dans les branchies puis se réchauffe, enveloppé dans des veines de sang chaud avant d’atteindre les muscles. Ce principe se nomme rete mirabile, il est présent principalement chez les crocodiles. La chaleur procurée dans ses muscles et son cerveau lui donne un avantage redoutable à la chasse dans des environnements froids sans avoir à remonter à la surface.

 

 

3. Les méduses pourraient être la clé de l’immortalité

Méduse  ©abdallahh
Méduse
©abdallahh

Les méduses, considérées comme parasites des étés à la plage, ont beaucoup à apporter dans la médecine. D’une part le collagène qu’elles contiennent est très utilisé dans la cosmétique actuelle, dans la fabrication d’implants, de bandages et de cicatrisant pour brûlures. Pour exemple, la Rhizostome, une méduse contient du collagène de type V (il existe 29 types de collagène) très proche de celui qui compose l’épiderme humain. En général, les méduses contiennent également de la fibrilline, un agent participant à l’élasticité des tissus présent dans beaucoup de crèmes antirides. Enfin la découverte du cycle de vie de la Turritopis (appelée «méduse immortelle») présent chez d’autres espèce de méduses intéresse les scientifiques. Lorsque la méduse meurt, son corps se rétracte et forme un nouveau polype qui bourgeonne et produit de nouvelles méduses.

4. Des réserves d’eau douce sous les océans

Les fonds océaniques, très peu explorés, révèlent tous les jours de nombreux secrets. Fin 2013, des scientifiques australiens découvrent sur le plancher océanique de gigantesques poches d’eau souterraines à très faible salinité. Une découverte publiée pour la première fois dans la revue Nature. Au total, le volume des ces poches dispersées sur plusieurs zones autour du monde s’élève à 500 000 km3. Il y a des milliers d’années, lorsque le niveau de l’océan était bien plus bas qu’il ne l’est aujourd’hui, les fortes pluies ont conduits à la formation de poches d’eaux souterraines. Puis lorsque les océans se sont développés, les couches d’argiles et de sédiments situées au dessus de ces réserves ont résisté au poids à la pression de l’eau.

5. Traverser l’océan pacifique à la nage, c’est peut-être pour bientôt !

Benoit Lecomte, nageur professionnel, est un homme de record. En 1998, il traverse l’Atlantique à la nage en 73 jours, sans flotteur ni assistance. Cette année, il tente à nouveau l’impossible en se fixant l’objectif de traverser le pacifique à la nage, de Tokyo à San Francisco, soit 8000 km à parcourir. Au rythme de huit heures de nage par jour, le périple devrait durer cinq mois, de nouveau sans flotteur ni assistance. Le nageur sera cependant suivi par un ancien bateau de pêche datant des années 1940. A travers ce voyage, le nageur de 47 ans souhaite montrer l’importance de l’environnement et de sa protection pour les futures générations.

La journée mondiale des océans, une initiative pour informer

Créée en 1992 à l’issue du sommet de Rio, la Journée mondiale des océans a pour but de sensibiliser la population à une meilleure gestion des ressources des océans. Cette année, le thème est « Océan sain, planète saine ». L’occasion de mettre l’accent sur les dangers liés à la quantité de matières plastiques rejetée chaque année dans l’eau. L’acidité grandissante et les conséquences du réchauffement climatique sur les mers et océans sont aussi des enjeux importants pour les générations futures, comme l’explique cette vidéo diffusée par l’IDDRI, l’UPMC et le CNRS.

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.