Bourget 2011 : le ZEHST, Zero Emission Hypersonic Transportation

Deux stars incontestables ont donné un relief particulier au Bourget 2011, qui vient de fermer ses portes après une affluence record… Le Solar Impulse et le ZEHST ont mobilisé l’attention de tout un chacun – l’avion solaire et l’hypersonique. Tous deux œuvrent selon leurs concepteurs à une aviation plus éco-responsable… Qu’en est-il vraiment ? Par Eric Poincelet

Projet délirant d’EADS, le premier hypersonique de l’histoire, dénommé le Zero Emission Hypersonic Transportation, plus communément appelé ZEHST.

Je voulais donc parler du successeur du Concorde, ce premier avion-fusée du futur conditionnel – 2050 – qui permettra de relier Paris à Tokyo – si Fukushima, ça s’arrange d’ici là – en 2h30, sans risque de chute de caténaire sur la voie…

Perso, je pense que cela risque au finish d’être encore un Zehst malheureux, répandu tant chez les simples agrumes déprimés que chez certains dirigeants de la Planète – sujets à caution… Parce que le zéro émission, ça sent toujours beaucoup plus le marketing que le kérosène…

Parait-il donc que pour moins faire fondre la banquise, le Zehst utilisera non seulement de l’hydrogène liquide – ça, c’est astucieux et finalement assez inévitable pour obtenir une densité énergétique suffisante – mais également du biocarburant à base d’algues…

Pour avoir fait quelques dizaines de fois le trajet Paris – Tokyo, longtemps via Anchorage en survolant le Pôle Nord – je peux témoigner : 2h30, c’est un gain de temps considérable… Cependant, est-ce bien raisonnable ? Manque de vision de ma part, sans doute… Mais concrètement, les algues, c’est toujours mieux de les mettre autour du riz, lui-même autour du poisson… A l’atterrissage, cela fait un sushi de moins…

Et puis, comment gérer et digérer dorénavant cet ex-long courrier tellement apprécié pendant tant d’années ? Deux heures trente, c’est quand même rapide… Trente minutes d’accélération mâchoires écartelées au décollage, une heure à peine pour gober son repas en apesanteur, une demi-heure de flottement, puis une demi-heure de décélération, estomac devant les lèvres…

En conclusion, le Bourget 2011 aura simplement vu l’esquisse – un coup de chapeau une fois de plus à GECI International, mais également à l’IFP pour ses recherches sur les carburants alternatifs – d’une tendance verte nouvelle, sympathique, fun et futuriste certes, mais qui devra s’affirmer en 2013…

En espérant – comme pour l’automobile – que nous n’en resterons pas au stade de l’éco-concept et du prototype… L’aviation sera propre ou redeviendra inaccessible au plus grand nombre, un véritable retour en arrière que nos ingénieurs sauront et devront éviter…

NEOPLANETE y veillera, l’avenir se conjugue à l’impératif présent…

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