COP21 :

12 chiffres clés sur les engagements des États

À un mois de la COP21, les Nations Unies ont dressé le bilan des engagements des États sur la réduction des Gaz à Effet de Serre (GES). Selon plusieurs ONG le résultat est sans appel : nous allons droit vers un réchauffement climatique d’au moins 3°C, soit très loin de l’objectif fixé à 2°C. La Fondation Nicolas Hulot, partenaire de Néoplanète, nous propose d’y voir plus clair avec ces chiffres.

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Capture écran du communiqué de La Fondation Nicolas Hulot

« L’UNFCCC présente ce 30 octobre une première évaluation des contributions des Etats (INDC). La Fondation Nicolas Hulot a analysé les INDC des 155 pays soumises à ce jour dans son thermomètre des engagements et des financements. Que faut-il en retenir ?

  • 87 %, c’est le pourcentage des émissions de GES couvert par les contributions déjà rendues. Sont encore attendues les contributions de pays producteurs d’hydrocarbures, notamment l’Arabie Saoudite, seul pays du G20 qui n’a pas encore rendu sa copie.
  • 60 milliards, c’est le nombre de tonnes équivalents CO2 qui seraient émises en 2030 si ces contributions étaient respectées. C’est au moins 10 milliards de trop pour espérer limiter la hausse des températures à 2 degrés en 2100.
  • + 3°C, voir plus, c’est la hausse des températures vers laquelle nous nous dirigeons au vue des contributions rendues jusqu’à présent. Rappelons que les risques climatiques augmenteraient alors de façon exponentielle, notamment sur les ressources en eau, la biodiversité, les vagues de chaleur extrêmes.
  • 5,9 teqCO2, c’est le maximum de tonne équivalent CO2 que chaque habitant devrait émettre en 2030 si l’on veut suivre la feuille de route tracée par le GIEC. Pour le moment à l’exception du Brésil, du Mexique et de l’UE, les pays du G20 se situeraient bien au-delà. L’Australie, le Canada et la Russie seraient même au-dessus de 15 tonnes équivalent CO2 par habitant.
  • 28, c’est le nombre de pays qui prévoient d’émettre moins de 2 teCO2/habitant en 2030. Parmi ces pays exemplaires, citons l’Ethiopie, les îles des Comores ou encore le Kenya.
  • 0, c’est l’objectif que se sont donnés le Costa Rica et le Bhutan concernant leurs émissions de GES. A noter que ce dernier est neutre en carbone déjà depuis 2009.
  • 1%, c’est l’effort annuel de réduction supplémentaire des pays du G20 qui permettrait de revenir sur une trajectoire compatible avec les +2°C. En effet ces pays comptent pour 74,6% des émissions mondiales.
  • 7 milliards, c’est la réduction des émissions en tonnes équivalent CO2 en 2030 si les croissances chinoises et indiennes se révèlent en moyenne un point plus faible par an que leurs prévisions de croissance plutôt optimistes dans leurs INDCs.
  • 0,2%, c’est la part du PIB des pays de l’annexe 1 que représente les 100 milliards de dollars promis à Copenhague.
  • 8%, c’est la part de leur PIB que les 39 pays en développement qui ont chiffrés leurs besoins de financement sont en moyenne prêts à consacrer à leur transition énergétique s’ils bénéficient de financements climat et de transfert de technologies.
  • 9%, c’est la part des financements climat français internationaux qui bénéficient aujourd’hui aux pays les plus vulnérables. Pour que les pays en développement réalisent leurs engagements conditionnés à des financements, cette part devra augmenter fortement.
  • 100%, c’est la part que représenteront les énergies renouvelables dans le mix électrique de la ville de Vancouver dès 2020. Comme elle de nombreuses collectivités territoriales se sont engagées de manière forte pour lutter contre le réchauffement climatique. Le cumul de ces engagements permettraient d’économiser au moins 1,5 milliard de tonnes équivalents CO2 en 2030. »
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Passionnée par le cinéma documentaire et l'environnement, Alexandra a choisi le journalisme par vocation. En grande optimiste et végétarienne convaincue, elle espère un avenir meilleur pour le monde. Chaque petite voix compte... la sienne aidera peut-être à améliorer les choses en donnant les informations nécessaires à la réflexion !